Impatience envers moi

Ce sentiment d’urgence ou d’impatience ?
masque d'impatience
Impatience, d’où viens-tu ?

Patience ? Je suis fâchée.  J’ai un goût de malaise dans ma bouche, ça ressemble à un lendemain de brosse auquel t’as vomi le trop plein.  Fâchée, oui ! Contre moi.  Pourquoi ?  Parce que.

La réponse n’est pas toujours facile à regarder en pleine face.  Nope.

Juste à y penser à cette réflexion, j’ai mal au cœur.  Un mal de cœur comme quand tu sens un sac de cube de bœuf passé date.  L’odeur de putréfaction qui débute… ce sang un peu trop coagulé, rouge profond.

Soupir, ce n’est pas ce que je désire

Je prends une grande respiration comme si le but premier était de faire disparaître par enchantement ce nœud au creux de l’estomac.  J’ai mal à l’estomac depuis des lunes.  Un inconfort que mon corps veut partager quelque chose avec moi, ma tête.

Je sens un tremblement dans mon plexus.  Comme si quelque chose allait éclater ! L’impression de manquer de souffle, comme si j’allais m’évanouir.  Voyons donc, m’évanouir !  Oui, simple mais ô efficace pour le malaise.

En éclat !

J’ai beau prendre une grande respiration mais, ça grossit.  Je suis sur le bord de voler en éclats.  Un mur, maintenant de verre, fragilisé à force de soupirer.  En fait, ce n’est pas un mur, pas si grand mais plutôt, un miroir.  Miroir que je regarde toujours avec impatience et vite !  Faut pas trop regarder, tout d’un coup j’y verrais quelque chose que je ne n’aime pas trop.

Je prends mon courage à deux mains tremblantes, à l’intérieur.  Un courant électrique saisit mon corps, je ne peux plus reculer.

Ô miroir, dis-moi

Dis-moi ce qui ne va pas !  Pourquoi cette impatience envers moi-même ?  Qu’ai-je fait par le passé que je désapprouve?  Je désapprouve évidemment puisque je contiens autant d’impatience.

Le miroir commence à résister puis, mon être intérieur passe au travers et le fait éclater en de milliers de morceaux.  Ainsi, il s’assure que ma tête ne le recolle par réconfort d’une zone connue.

L’impatience d’exploser

C’est fait, ce miroir contenant mon impatience a explosé en éclats.  Maintenant, les mots s’alignent les uns après les autres et forment une question.  Question qui me frappe de plein fouet comme seule moi sait le faire.

Pourquoi as-tu accepté de porter des masques pendant si longtemps ?

Pendant des années, pour être comme tout le monde, pour faire partie de la gang, de la famille, je me suis imposée des comportements, des façon de penser.  Oui, imposer.  Je me suis collée les masques un à un, en les superposant.  Tellement que, lorsque je me regardais dans un vrai miroir, je n’étais plus en mesure d’apprécier mon être intérieur.  Il était caché, enseveli sous ses nombreuses couches.

Je jouais un rôle !

Juste à les enlever

Ben oui, c’est ce que j’ai fait.  Je croyais que ça m’avait pris 3 mois.  Après réflexion, j’évaluais 12 mois environ.  Après ces nombreux mois, j’ai retrouvé la Renée joyeuse, un tantinet insouciante qui mordait la vie à belle dent.  Mais, y’avait un mais.

Tu as beau les enlever, il restait une marque.  Une cicatrice qui balafrait mon visage.  Cette zébrure me rendait impatiente.  Alors, que puis-je faire pour effacer cette ombre qui voilait mon regard ?

Impatience fait place à bienveillance

Oui, vous avez bien lu.  Avoir de la bienveillance envers moi.  Me regarder avec douceur, comprendre.  Prendre cette marque et lui dire qu’elle a terminé son travail.  Maintenant, j’ai compris.

On a beau enlever les masques mais si ne nous pardonnons pas d’avoir laissé les autres nous imprégner de forces leurs pensées et comportements, un malaise persiste.  Malaise qui signifie également, attention, tu récidives.

Ce matin, je porte un regard différent sur cette époque.  Avec bienveillance, ma perception de moi-même dans ces différentes situations, en est un d’apaisement, de pardon.  Le ton est doux et non accusateur.

J’ai tout de même le cœur gros.  Alors, je me console, je mets ma main droite sur mon plexus et je dis : corps, être intérieur, moi, pardon.  Pardon de ne pas avoir écouté les signes que tu me donnais.  Des signaux qui sont devenus physiques puis, psychologiques.  Pardonne-moi de t’avoir mis en dernier dans les priorités de la vie.

Et finalement, les yeux plein de larmes, j’écris ce message.  Un message d’espoir pour moi, et qui sait, peut-être une autre personne : «Écoutez votre corps avant les autres».

Renée L’Abbé
5 mai 2020

Article sur le sujet : http://renelle.ca/2017/12/28/masque-porter/

Légèreté, comment puis-je te retrouver ?

Je veux me ressentir ce sentiment de légèreté, liberté.  Cela semble simple mais pourtant, je ne sais trop comment faire pour y parvenir. 

Mais de quelle légèreté ?
légèreté au max
Besoin de légèreté

Cette légèreté, tant dans le mental, que dans le physique, marcher d’un pas léger, dit-on.  Ai-je déjà ressenti ce sentiment léger en moi ?

Il me faut fermer les yeux.  Respirer.  J’ai quelque chose au centre de mon plexus.  Un tourbillon.  Chose certaine, j’ai un malaise qui porte sur mes épaules depuis des lunes.  Ce poids, je l’ai identifié, tout d’abord, par le travail.

Overdose

Au cours de la dernière année, je ne me sentais pas à ma place, surpassée par les événements.  J’avais cette immense boule de poils enfoncée dans la gorge.  À un tel point, comme un chat, j’ai dû la vomir avec maints efforts.

Vomir tout d’abord mon surplus de responsabilités, mon incapacité à supporter tout ceci.  Puis, de me regarder avec douceur et bienveillance, de me dire simplement : enfin !

Ensuite, il a fallu faire sortir tout ce qui ne s’alignait plus avec moi, mon moi profond, mes valeurs, pour ce que, je veux me battre sans effort.  Ne plus être à contre-sens avec moi-même.  Vous savez, lorsqu’on vous demande de faire des trucs qui sont contre vos croyances ? Et je ne parle pas de Dieu ou de l’univers ici, je parle de mes croyances envers l’être humain, avec la bienveillance, offrir son aide.

Épuisée de ces affrontements

J’étais tannée de me battre, d’expliquer, de répéter ma façon de faire, ma ligne de conduite.  Ne dit-on pas que c’est le client qui a raison ? Ben, j’ai une petite nouvelle pour vous.  Le client, il doit être aligné avec toi sinon, tu vas plonger, comme moi, dans la dépression.  Point à la ligne.

J’ai inconsciemment prise des décisions qui allaient faire fuir mes clients.  Sur le coup, j’ai été estomaqué qu’on me rejette ainsi.  Me suis sentie comme un déchet, un rien du tout.  Le syndrome de l’imposteur s’est pointé à la vitesse grand V.   Oui monsieur !  Et pourtant.

Il m’a fallu quelques semaines pour me remettre de ce rejet.  D’accepter.  De comprendre.  Pour finalement me dire que, c’était un beau cadeau déguisé.

Ouvrir un à un

De ce cheminement, je me suis mise à vouloir comprendre ce qui se passe avec moi.  Pourquoi tous ces malaises intérieurs ?

Quand tu essaies de faire face à tous ces malaises en même temps, tu en as le souffle soupé.  Je les ai soigneusement choisis, un à un, puis, quand il se présentait à moi.

Toutes ces explications pour en venir à cette prise de conscience de ce matin.  Fait quoi, 9 mois ? Le temps d’une grossesse et là, j’accouche.  Il était temps !

Pourquoi ne pas repartir de plus belle ?

Le malaise de ce matin est plus profond, encore cette envie de vomir.  J’en ai même un point dans le plexus.  Même mon corps s’en est mêlé.  Il y a quelques jours, je voulais repartir galérer avec tout ce temps, recommencer à m’étourdir, à remplir mon horaire. Et mon cher corps m’a susurré… une inflammation au talon d’Achille, tiens-toi ! Des dents.  Tu veux partir à courir encore ? Je vais te remettre sur le cul pour que tu prennes le temps de comprendre.  J’avais intérêt.

Corps, magnifique corps, que veux-tu me dire ?

C’est évident que je dois prendre encore une pause.  J’ai quelque chose d’important à comprendre et je crois fermement que c’était en relation avec une lecture d’un livre, Reprogrammez votre cerveau, et d’une discussion enrichissante avec mon amoureux.  Je lui avais demandé : selon toi, qu’est-ce que je devrais travailler sur moi ?

Vous savez, j’ai un amoureux extraordinaire.  Il a pris une pause et m’a dit simplement, je ne vois pas quoi, tu es une personne en constante évolution depuis que je te connais, tu es une meilleure personne que tu étais.  Je lui ai reposé la question, il doit bien y avoir quelque chose, non ? Après plusieurs minutes, il m’a dit : ton impatience surtout et, ton désir de vouloir être la meilleure comme la meilleure cuisinière, d’avoir 5 hamsters.  J’ avoue qu’il a raison, je suis dotée d’une impatience plus grande que la patience d’un peuple.  Je suis ainsi depuis plusieurs années et je crois savoir d’où ça vient exactement. Merci de d’avoir pris le temps de m’aider.

Impatience

Mon impatience vient du fait, ado, j’ai failli me noyer.  Jeune adulte, j’ai eu le cancer et fin vingtaine, j’ai fait 5 embolies pulmonaires, en même temps.  J’ai failli mourir plus d’une fois.  J’en ai discuté avec ma thérapeute, cette impression de manquer de temps pour faire tout ce que je dois faire.  Anxiété, impatience, hyperactivité.  Tout ça provient de ces événements marquants.  Depuis l’identification de la source, je prends le temps d’observer ces comportements lorsqu’ils se présentent, de les accepter et, de les laisser aller aussi souvent qu’il le faudra.

Performance

Mon désir de performance date de loin.  Déjà enfant, je voulais être meilleure, être grande avant le temps, je savais que j’avais tellement de chose à faire, j’avais déjà peur de manquer de temps.  Je voulais être grande, forte, intelligente comme mes grands frères !

Toujours plus

Après 2010, je m’étais retrouvée.  Moi, Renée.  Qui j’étais, ce que je voulais.  En fait, c’était en juin 2011.  Je cheminais depuis plus d’un an.  À ce moment précis, je savais qui j’étais, ce que j’étais capable de faire.  J’ai commencé à écrire.  À rencontrer des gens extraordinaires. À être sur les réseaux sociaux, plus présente que jamais.  On rencontre des gens et, de fil en aiguille, la performance se pointe.  Je vais imager pour mieux comprendre.  Je suis une personne à l’esprit vif.  Il me plaisait de débattre sur les réseaux sociaux, d’être drôle, plus drôle que les autres, une espèce de challenge en fait.  Celui de démontrer aux inconnus qui j’étais.  Encore la performance.  Le piège étant que ces inconnus flattaient mon égo et, me défiaient d’être encore plus ceci.

Rajouter des hamsters

Vous savez, ce petit hamster qui est dans notre tête ? J’en ai ajouté 2 d’un coup.  J’avais 3 hamsters ! Oui ! Parce que j’étais multitâche, je pouvais maintenir plus d’une conversation à la fois, toujours sur les réseaux sociaux.  Du coup, j’en ai ajouté un 4e parce qu’une amie virtuelle, rencontrée à quelques reprises, disait en avoir 4.  Et, un beau jour, en discutant avec une collègue, elle m’a suggéré que j’en avais un 5e.  Wow !  J’étais donc fière de dire que j’ai 5 hamsters.

Le hic ?

Si tu as 5 hamsters, tu dois rendre la marchandise.  Tu te dois d’être efficace, rapide, intelligente, pleine de solutions.  Tu peux avoir 4 emplois en même temps et penser à un autre projet.  Ben oui ! Go ! Cours ! «Asti, t’as 5 hamsters toé!»

Tu te prends au sérieux, au jeu, peu importe.  Tu te mets à courir, à vouloir performer encore et encore, d’autant plus que tu as ce problème, de performance.

Ton corps commence à vouloir te parler mais, tu l’ignores.  Tu lui dis, pas le temps d’être malade, d’être fatiguée, en panne d’inspiration.  Tu te reposeras quand tu seras morte, t’auras que ça à faire.  Bête de même.

Une amie m’aurait parlé de cette façon, elle ne serait plus mon amie.  Et moi, voyez-vous, avec mes supers 5 hamsters de feu, je parlais ainsi à mon corps.

Honnêtement ? Juste à écrire ces mots, j’en ai mal au cœur ! J’ai que le goût de pleurer.  Dieu soit témoin que j’ai pleuré ma vie, il y a quelques mois, en plein coaching quand j’ai frappé le mur.

Étrangement, je pleurais de cette méchanceté envers moi et mon corps et, je flottais de bonheur parce que mon corps murmurait : enfin !

Bienveillance et douceur

J’ai donc utilisé de la bienveillance, de douceur pour mon moi et mon corps.  Réapprendre à utiliser des mots qui vont m’élever au lieu de m’écraser, de m’enfermer dans cette boîte.  Respirer enfin.  J’ai mis 4 hamsters à la porte.

Alors, pourquoi encore ce besoin de légèreté ?

Besoin d’identifier l’origine, le moment où je me suis déconnectée de moi.  Cet instant où l’égo a pris le dessus de ma liberté, de ma confiance, de mon bonheur.  Mon égo surdimensionné par les réseaux sociaux, par les commentaires comme quoi j’étais donc bonne d’être, d’en faire autant, en même temps.

Voyez-vous, de comprendre surtout, que tout ce temps perdu pour mon égo, j’ai mis en sourdine la vraie Renée.  Je me suis volontairement mise dans une boîte sociétaire.  J’étais dans le paraître au lieu de l’être.  Je me suis déconnectée de moi, mes désirs, mes aspirations.  Tout ça, pour plaire à un égo qui voulait être parfait pour les autres.

À bas l’égo

Dernièrement, je me suis avouée que je ne suis pas une femme d’affaires, je suis une passionnée de cuisine qui adore créer, modifier, point à la ligne.

En mettant mes 4 hamsters dehors, j’ai retrouvé une certaine légèreté mentale sans faire de méditation.

Je me concentre sur ce que mon corps veut, il le sait mieux que mon mental.  Il me force même à faire une pause même pendant ce confinement de la pandémie.

Je lui demande avec bienveillance ce qu’il veut.  Depuis plusieurs jours, il me dit : légèreté !

Je me suis faite cette promesse ce matin, d’être à l’écoute de mon cœur, instinct, corps avant tout, surtout avant le mental et son immense égo.   J’ai même demandé à mon corps, de me le dire lorsque je dépasserai la ligne et risquer de perdre ma légèreté.

Nous n’avons pas besoin de l’égo pour reconnaître notre magnificence !  Nous le sommes tous et toutes, magnifique.  C’est dans notre énergie que nous devons la reconnaître pour nourrir cette liberté d’être soi-même en toute légèreté !

Renée L’Abbé
22 avril 2020

Sabotage à bord

Je suis simplement estomaquée.  Je viens, là, aujourd’hui de prendre conscience que je fais du sabotage sur ma conscience, mon instinct.

«fiter» dans le moule

Voilà.  Une réponse simple et dérangeante.  Par peur de passer pour une hurluberlue, je sabote ce qu’à l’intérieur de moi, est puissant, magique.  Je possède un instinct incroyable ! Oui ! Incroyable.

On l’a déjà «mesuré» par des tests psychométriques et de personnalité, le résultat : je suis mon instinct à 97 % du temps.  Ciboire.  L’instinct fait partie de mon quotidien.  Pis quand je me mets dans «marde», ben c’est parce que je fais le maususse de 3 %.  Simple de même !

Comment je fais le sabotage ?

Simplement en disant que l’instinct, c’est rien d’ésotérique, c’est analytique, cérébrale. A Y O Y E !  Pas plus tranchant dans mon être intérieur et constitué d’énergie, de magie ?

On ne peut pas avoir meilleur sabotage que ça.  Je dirais ben que ça me scie les 2 jambes mais je tiens à mes jambes. C’est fou comment je pouvais mettre des mots sur quelque chose, à la base, je respecte, j’utilise au max, pour le rationaliser et, bien paraître en société. Il m’a suffit d’une simple lecture de Sois toi et change le monde.

Outragée ? Oui mais…

Mon premier réflexe a été de me traiter de nouille ben épaisse! Et, je ne l’ai pas fait parce que je ne laisserais pas une amie me dire ça.

Après avoir repris mon souffle, j’ai réfléchis. Encore réfléchis.  Je déteste être dans un moule et je me suis insérée dans cette petite boîte appelée mental de métal.

J’ai poussé un immense soupire.  Me suis mouché le nez parce que les larmes sont venues à mes yeux et un cri incroyable s’est logé au fond de ma gorge.  J’ai hurlé silencieusement, je suis en public.  Sourire.

Je fais quoi ?

Et maintenant, je fais quoi de ce sabotage, de cette limitation ?  J’ai décidé de le crier sur les toits du monde entier, écrire ce texte et le publier.  J’ai ressenti un désir profond de dire au monde que, mon instinct, c’est magique !  Mon instinct, c’est fabuleux, il m’accompagne depuis que je suis petite !  Mon instinct, c’est mon être intérieur qui me parle et que j’écoute comme si on chuchotait à mon oreille.

Honorer mon moi

Je me suis promise en début d’année, genre le 9 janvier, de m’honorer le plus souvent possible pour que ça devienne chose courante.  De dire que je m’aime.  De me trouver belle et dieu soit témoin que mon amoureux me le répète sans arrêt !  Une chance qu’il est dans ma vie ! Il est comme un panneau publicitaire qui me dit : Heille !! té belle !  Arrête de te détester, de t’abaisser. 

Mon amoureux m’a déjà dit : «Si seulement, tu pouvais te voir comme moi je te vois, avec mes yeux».  J’ai ressenti tellement d’amour dans cette phrase, que je lui ai répondu : «oh oui, j’aimerais vraiment !»

C’est le temps ou jamais

Donc, aujourd’hui, je prends le temps de le dire : je suis une personne sensible, merveilleuse qui possède un instinct infaillible.  Je ne suis pas une hurluberlue, c’est mon point de vue et si le vôtre est différent, c’est ben correct !

Absence de jugement
hurluberlue, magicienne, sorcière
Suis-je une hurluberlue ?

Je réalise que même si je pratique le non jugement de plus en plus, je continue à me juger d’hurluberlue, à ne pas vouloir en être une.  De vouloir convaincre les autres, je voulais avant tout me convaincre.

Je réalise que l’absence de jugement, de sabotage doivent passer avant tout, par moi envers moi.  Dès l’instant que cette peur d’être jugée comme une hurluberlue, je pourrai affirmer mon immense pouvoir avec cet instinct magnifique et incroyable.

Et, aussi, plus important, de respecter ce qui s’est passé, d’avoir aussi de la gratitude envers ce ressenti.  Sans lui, je ne comprendrais pas ce que je comprends, ici et maintenant. 

« J’ai alors de la gratitude envers ce jugement puisqu’il me fait prendre conscience que je suis en dehors du non-jugement. » de Jugement et non-jugement

L’émotion de la petite fille en moi explose de joie, elle hurle : «enfin» !! Enfin, je prends conscience de cette limitation envers moi-même, pas juste l’instinct pis l’hurluberlue mais également sur mon pouvoir en tant qu’être infini ou ben simple, de magie.  Que vous pensiez à sorcière ou elfe ou de diseuse de bonne aventure, ce n’est qu’un point du vue !

Écoutez-vous votre instinct ? Quoi d’autre est possible ?

Renée

Jeu de rôle

Lorsque nous participons à un jeu de rôle, nous prenons une nouvelle personnalité.  Nouvelles habiletés, comportements, pouvoirs, langues, etc.  Mais, dans la vie, devons-nous aussi jouer un rôle ?

Rang de famille

Nous apprenons dès le jeune âge à s’adapter à un rôle, un peu avant d’aller à l’école.  Celui du premier enfant qui doit donner l’exemple, celui du milieu qui ne sait pas trop où se tenir et si tu es le dernier, tu es le bébé gâté.

Toute petite, on me présentait comme le bébé de la famille.  Et moi, je voulais tellement être grande et j’étais «appable»… tu ne veux pas vraiment être considéré comme un bébé.

Être différent
Rôle à l’école

On poursuit avec l’école, le rôle de l’étudiant.  Chaque matin, nous mettons notre habit pour y passer la journée à accepter les connaissances qu’on nous donne comme étant, celles qui va de soient.

Pis la gang…

Les jeunes se tiennent en gang : gang de volley, gang d’hockey, gang de bollé, les artiste, les comiques, les populaires, les bizarres pis les autres.. les «outlaws».  Comme je ne faisais pas de sport, bonne mais pas assez haute en note, pas vraiment «artiste», je ne me trouvais pas drôle, ni populaire.. j’avais le choix entre bizarre et l’autre gang.  J’ai choisi l’autre ou bien, ils m’ont choisi ?  Rendu là, est-ce qu’on choisit vraiment ?

Chemin de la vie

On vieillit, on apprend à porter un nouveau rôle dès notre premier travail.  On achète même les vêtements qui fit avec l’emploi, question de bien paraître parmi nos pairs.

On tombe en amour, on observe l’autre puisque nous l’aimons et, prenons ces habitudes de vie, des traits de sa personnalité et on ajoute un masque de plus à ce nouveau rôle.

Et… BANG !

À un certain moment, si vous êtes chanceux, vous prenez connaissance que vous jouez trop de rôle et vous prenez du temps pour vous, pour vous retrouver et être à nouveau dans votre peau.

À bas les masques une fois pour toute !

«Les masques se posent sur notre visage, notre personnalité au fil des années et parfois se superposent l’un aux autres.  Parfois imposé par la famille, les ami(e)s, la pression sociale soit l’école ou le travail. » – Le masque, le porter par La Renelle

Pour ceux qui n’ont pas cette chance, la vie s’arrange pour que vous frappiez votre mur.  Que ce soit une perte d’emploi, séparation, maladie ou décès, ces événements sont sur notre chemin pour nous faire prendre conscience de notre vraie nature.

Qui sommes-nous vraiment ?

Tu manges tes œufs de quelle façon ?

Aimes-tu vraiment aller à la pêche ?

Nomme-moi ta couleur préférée ?

Quel est ton style de film ?

Tu aimes quelle sorte de chips préférée ?

Es-tu capable de dire non ?

Ton bonheur, repose-t-il sur les épaules d’une autre personne ?

Alors, pourquoi jouer un rôle ?

Afin d’éviter les jugements, être comme tout le monde.  Pour éviter d’être pointé du doigt parce que tu ne «fit» pas avec les autres.  Peur de ne pas faire partie de la gang.

Si, justement, nous cessions de nous juger par rapport aux autres ?

De juger les autres par rapport à nos croyances ?

Tout n’est question que de perception.

Par exemple : une jeune explique que sa mère disait qu’elle était «chigneuse» petite et son père, lui, dit qu’elle braillait tout le temps.  La perception de la mère est différente de la celle du père pour le même enfant.  Nous jugeons les autres selon nos valeurs de vie, nos expériences, nos croyances.

Et si, toutes ces perceptions n’étaient que des points de vue intéressants ?

Dès maintenant, si nous cessions de jouer un rôle et d’être nous-même.  Ne serait-il pas merveilleux d’être nous-même ?  De ne pas avoir peur que les gens cessent de nous aimer parce qu’ils aiment le vrai moi ?  Ne nous sentirions-nous pas plus léger tel un papillon qui déploie ses ailes pour voir la vie sous différents angles ?

Finalement, si la vie devenait ainsi, elle, un jeu pour nous amuser, avoir du plaisir même en travaillant ?

Maintenant, dites-moi, quel a été votre plus grand rôle dans votre vie ?

Renée

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Jugement et non-jugement

Pas une nouveauté d’écrire sur le jugement

Dès 2012, j’écrivais un article sur le jugement facile qu’ont les gens sur les autres.

Voir article de La Renelle

«Je remarque que le jugement se porte sur tout.  Tout le monde a une idée précise de ce qu’est la vérité ! On juge quelqu’un de laid ou de gros; on se base sur quoi exactement? Sur les fameux critères de la société qui changent au gré des modes?»
La pratique du non-jugement
Non jugement, c'est le bonheur
Tels que nous sommes…

Imaginez un monde où chaque personne est acceptée comme l’est, sans jugement sur son physique, son esprit, son être. Ne serait-il pas merveilleux ?

Je lisais hier dans «Sois toi et change le monde» que le jugement est l’opposé de la gratitude.

Essayez d’avoir de la gratitude quand vous jugez une personne grosse ou stupide. Difficile n’est-ce pas ?

Pratiquer le non-jugement parce que oui, c’est une pratique et un jour, ce sera un acquis, n’est pas nouveau pour moi. J’avoue ne pas le mettre en pratique à tous les jours mais quand même, j’ai le réflexe de me dire, qui es-tu pour juger ainsi ? J’ai alors de la gratitude envers ce jugement puisqu’il me fait prendre conscience que je suis en dehors du non-jugement.

Juger et pardonner

En 2012, j’écrivais ceci :

«Je ne peux pardonner le jugement d’un inconnu et même d’une amie, c’est son jugement et non le mien.»

Je peux me pardonner de juger parce que oui, j’ai jugé amplement dans ma vie. J’ai aussi ce merveilleux réflexe de me dire : qui es-tu pour juger ?

«Tu ne peux juger une personne tant que tu n’as pas marché un mile dans ses mocassins.»

Mon père disait et le dit encore cette superbe phrase. On ne sait pas ce que la personne en face de nous a vécu ou vit.

les autres qui jugent

Lorsque nous recevons un jugement d’une autre personne envers nous, nous pouvons accepter le point de vue de l’autre ou être en résistance et confronter. Dépend de l’énergie que vous voulez mettre sur ce argument.

Premièrement, ce jugement, est-ce qu’il t’appartient ? Non, alors que peux-tu faire pour le changer ? Rien, il ne m’appartient pas. Est-ce que je veux qu’il m’affecte, me blesse ? Bien sûr que non ! Alors, que vas-tu faire ?

Tu pourrais décider de ne plus parler à cette personne mais tu es encore en résistance comme lui répondre, être en colère.

Ou bien, tu peux juste dire : ton jugement est un point de vue intéressant mais… seulement si j’avais ce même point de vue. Ce n’est pas le cas et on laisse aller le jugement et on le retourne à la lumière. Aucune résistance, aucune perte d’énergie ou de temps.

Je sais. Ce n’est pas toujours aussi simple puisque c’est ainsi que nous avons appris : ça ne se fait pas en criant peanut ! Ici aussi, c’est seulement un point de vue que nous avons accepté comme une réalité pour nous. Et si, cette réalité était différente ? Et si, on pouvait, ici, maintenant, décider de changer cette réalité ?

Se demander ceci, nous amène en entrevoir les possibilités qui s’offrent à nous. Posez vous la question. Et si, ma réalité pouvait être différente ?

Renée, votre praticienne BARS®

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