Amitié, famille Archives - renee.labbe https://reneelabbe.ca/category/amitie-famille/ bien plus que des mots Wed, 31 Jan 2024 15:47:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.2 https://i0.wp.com/reneelabbe.ca/wp-content/uploads/2021/11/cropped-logo-web-rl-1.png?fit=32%2C32&ssl=1 Amitié, famille Archives - renee.labbe https://reneelabbe.ca/category/amitie-famille/ 32 32 214803066 Absence physique https://reneelabbe.ca/2022/07/29/absence/ Fri, 29 Jul 2022 11:31:47 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=467 Ton absence physique dure depuis presqu’un an déjà. Je dois t’avouer que j’avais une crainte de voir l’historique de mes publications. Un peu plus d’une semaine avant ton départ vers l’essence même de notre monde, j’avais débuté à t’écrire des souvenirs, de nous, les mousquetaires. Ma peur de me relire,

The post Absence physique appeared first on renee.labbe.

]]>
Ton absence physique dure depuis presqu’un an déjà. Je dois t’avouer que j’avais une crainte de voir l’historique de mes publications. Un peu plus d’une semaine avant ton départ vers l’essence même de notre monde, j’avais débuté à t’écrire des souvenirs, de nous, les mousquetaires.

Ma peur de me relire, de me projeter dans ce passé tellement douloureux, peur naturelle mais tellement infondée. Je fais la lecture de tous ces mots, alignés les uns après les autres célébrant nos souvenirs. La majorité étant drôle mais décrivent bien tout l’attachement que j’ai pour toi.

Je sais, mon texte passe du présent au passé. Je me ferais probablement taper sur les doigts pour une correction. Mais, honnêtement, je m’en cawlisse. Ouais, je viens de sacrer.

Vois-tu, ma belle amie, malgré ton absence lors de nos rencontres de mousquetaires depuis la dernière année, nous ne cessons de parler de toi : «Nancy aurait tellement aimé ça, tu lui aurais tapé sur les nerfs…»

Comme l’univers n’a pas de temps, toi aussi. Tu as été, tu es et seras à jamais dans nos conversations, nos souvenirs.

Peur de pleurer, je crois c’est ce dont je crains le plus. Mes lectures ne font que me remplir encore plus de gratitude de t’avoir connue mais, d’avoir pris le temps de célébrer nos moments les plus (ou moins) glorieux. Après ces quelques minutes de lecture, je me sens apaisée, et non à vif ! Probablement, étant remplie de reconnaissance lors de l’écriture, j’en ressens encore l’essence même.

Je te dis pas que je ne vais pas brailler le 5 août, date anniversaire de ton changement d’état, tu es passée de corps à pure énergie. Encore ce matin, j’ai de la difficulté à croire que tu n’es plus. Comme si je m’attendais à recevoir un appel, un texto.

Je sais que ton corps était devenu insupportable pour toi. Tu souffrais tellement avant de partir. Maintenant, tu es libre, sans contrainte, d’aller où tu veux, être qui tu veux. Ton absence est aussi ton soulagement.

Mon texte ce matin, en est un de reconnaissance. D’avoir eu la chance d’avoir croisé ta route, de te connaître, de m’avoir challengé à plusieurs moments de la vie. Un d’amour d’amitié.

Je me sens apaisée en écrivant ces mots, de pouvoir encore une fois, te rendre hommage, d’avoir été et être ton amie. Je me sens privilégiée par la vie. Tu fais partie de mes richesses, de mon bagage de vie. Merci ma belle amie d’avoir ouvert ton coeur et d’avoir bumpé le mien pour y entrer.

Je t’aime.

Renée L’Abbé
29 juillet 2022

The post Absence physique appeared first on renee.labbe.

]]>
467
Projections catastrophiques https://reneelabbe.ca/2022/03/22/projections-catastrophiques/ Tue, 22 Mar 2022 09:24:20 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=388 Me suis fait réveillée par des coups donnés dans ma porte, ma fenêtre et la sonnette d’entrée qui ne cessait son cri strident malgré la douceur choisie de la sonnerie. Je rêve, comme un film, des projections catastrophiques déroulent rapidement dans un coin de ma conscience. Mon esprit, ensommeillé peine

The post Projections catastrophiques appeared first on renee.labbe.

]]>
Me suis fait réveillée par des coups donnés dans ma porte, ma fenêtre et la sonnette d’entrée qui ne cessait son cri strident malgré la douceur choisie de la sonnerie. Je rêve, comme un film, des projections catastrophiques déroulent rapidement dans un coin de ma conscience.

Mon esprit, ensommeillé peine à sortir de cette brume épaisse de cette courte nuit entamée. Complètement désorientée. Je sors du lit, non sans être mêlée à mes couvertures, l’oreiller tombe lourdement sur le sol. Je l’appelle affectueusement mon oreiller de sécurité, quand elle tombe, je ne suis pas loin derrière elle.

J’ai réussi à trouver l’interrupteur de la petite lumière accrochée à la tête du lit. Je cherche une jaquette, quelque chose pour m’habiller. Je suis confuse. J’ai l’impression que c’est mon amoureux. Je comprends pas, pourtant, il a le code pour entrer dans la maison, non ?

Urgence

Je réussi tant bien que mal à monter les escaliers pour me rendre à la porte d’entrée, je vois quelqu’un qui fait les cents pas devant, j’ouvre. Mon frère est devant moi, en panique, la voix qui tremble. Malgré la lenteur des connexions de mes neurones, je commence à saisir son message à travers ses mots saccadés. Papa. Coma diabétique. Ambulance. Urgence. Maman. Peur. Viens m’aider. Je sais pas quoi faire. Aide-moi. Vite.

Le processus s’enclenche dans ma tête. Je lui dis, je sais que ça semble ridicule: «Entre, respire. Calme.» Il bafouille, je le fais répéter. «Je ne lui ai pas donné son câlin avant de me coucher, j’étais trop fatigué!» Je mets ma main calmement mais fermement sur son bras, respire. Il est entre bonne main, n’imagine pas le pire. Je lui dis de me donner quelques minutes pour que je m’habille. J’enfile rapidement mes vêtements de la veille qui reposent sur le bord de la malle à linge. Je cherche mon foutu soutien-gorge. Je crois que dans tout ça, c’est ce qui m’exaspère au plus haut point. Et le fait que je dors comme une marmotte. Voyez-vous, les voisines se sont réveillées avant moi. Je les rassure en leur répondant par texto.

Laisse-moi t’aider

Mon frère me demande si j’embarque avec lui ou si je prend ma voiture. Je lui dis que je vais conduire sa voiture. Il tremble, il a peur. Pendant le parcours pour se rendre à l’hôpital, je dois attendre à un feu rouge et je lui fais faire un exercice. Trois grandes respirations par la bouche, expire bruyamment à chaque expiration. L’objectif est de le ramener dans le moment présent. Éviter les projections catastrophiques que notre cerveau reptilien nous offre gratuitement quand l’adrénaline embarque. On appelle ça, le mode survie.

Je sais, que c’est important d’être dans le moment présent pour créer les meilleures possibilités de réussite pour le futur. Tout ce que l’on imagine forme un égrégore. Et lui, bien, il peut se manifester dans notre réalité à vitesse grand V. Et, je sais, on fond de moi ce que mon frère imagine au pire. Je ne veux pas laisser cette panique m’envahir. Je veux un égrégore de bienveillance, de gratitude.

Gratitude ? Oui, que maman ce soit réveillée pour aller faire pipi et qu’au retour a vu papa qui n’allait pas bien. Qu’elle a été en mesure de réveiller mon frère dans son logement en-dessous. Que mon frère a rapidement contacter le 911. Que les ambulanciers ont réagit efficacement pour ramener mon père. Taux de sucre : 1.4

Enfin

Dès notre arrivée à l’urgence, l’ambulancière sort et nous dit avec un sourire que papa va mieux, il est conscient et fait même des jokes. Soulagement. Le stress descend d’un cran. On s’assoit, mon frère sonne pour l’accueil. Le jeune homme, infirmier ou médecin, aucune idée, nous explique où passer, il nous attend ensuite à l’entrée du corridor pour nous diriger vers la salle où papa est installé.

Maman marche d’un pas rapide, je lui dis de ne pas courir. Je sais qu’elle est stressée, elle a peur, elle veut voir son homme. Elle tient mon bras. Je lui répète de ralentir parce que je m’enfarge dans mes souliers, elle réduit le rythme. Vous comprendrez que mon intervention était pour elle et non pour moi. Je retiens ça de mon père et de plus, on respire moins bien avec les masques. Ça sert à rien de courir.

La porte de la salle ouvre. Papa est là, sur le lit, tout fier de nous dire que c’est son deuxième plat de crème glacée, y’a aussi mangé du fromage et a un jus d’orange. Son teint est rosé. Maman le regarde et lui dit : «Une chance que je suis allée faire pipi hein ?» Papa sourit à maman. Il nous dit : c’est la fête à Antoine aujourd’hui, une chance que je vais bien. Projections catastrophiques en perte de vitesse.

Je texte mon chum pour l’informer, mais il dort. Je vois que mon frère m’a appelé 13 fois. Mon cellulaire n’est jamais dans ma chambre, c’est contre mes principes. Et là, je dis à mon frère, si tu dois aller travailler à l’extérieur, je vais placer mon téléphone dans ma chambre quand tu es absent. Fuck les principes hein ?

Un peu de stress

Papa pogne une grosse crampe, j’attrape sa jambe, je viens pour masser et je me dis : «wo la grande, c’est peut-être un caillot». Je mets mes mains sous son pied pour faire comme un plancher pour que mon père puisse pousser. Mon frère court vers l’infirmière. Elle apporte des couvertures chaudes, une sur la cuisse, une sous le mollet et une sur les jambes. Les pieds étaient froids. Et, on doit dire que le corps de mon père a travaillé fort pendant ce court combat. Son corps, crispé, les muscles contractés travaillaient pour maintenir les organes essentiels à la survie : cerveau, coeur, poumon. Papa ne se rappelle pas l’épisode de la maison jusqu’à l’arrivée à l’urgence.

On discute avec lui, on fait des jokes. Je remercie l’infirmière de prendre soin de mon papa. Taux de sucre : 6. Le rythme cardiaque est bon, pression belle pour lui mais basse pour moi et oxygène sanguin à 96. Bon signe, pas de caillot. Projections catastrophiques en manque de jus.

Réflexions

Puis maman s’exclame : «On pensait dormir chacun dans nos chambres parce que je te réveille quand je vais faire pipi, ben y’en ai pas question, compris ? Une maudite chance que je me suis réveillée, j’ai bien vu que tu allais pas bien». Papa ricane un peu.

Je le regarde avec des yeux sévères avant de partir : «Heille, arrête de nous faire peur, on a un 60e anniversaire de mariage à fêter en juillet !» Papa sourit. Mon frère me propose de me ramener, maman vient avec nous parce que papa cogne des clous très fort. Nous laissons nos numéros de téléphone aux infirmières.

Retour au bercail

Mon frère me ramène à la maison, j’éteins la lumière extérieure. Ça va faire moins de lumière dans la fenêtre de chambre des voisines. C’est la moindre des choses. Chatouille m’accueille, avec des points d’interrogation dans ses yeux. Auriez-vous cru que c’est pas possible ?

J’enlève mon manteau, je dépose ma sacoche, branche mon cellulaire en vérifiant qu’il soit ouvert, il était fermé. Je pouvais ben pas entendre rien. Les numéros de la famille sont en priorité, même si mon cell est en dodo, leurs appels sont autorisés… quand il est ouvert !

Surfer sur la vague, c’est possible

Je suis dans la cuisine, les bras ballants. Je suis soudainement frappé par les projections catastrophiques possible. Le souffle court, mes yeux se remplissent soudainement, ma gorge est nouée. Je m’appuis sur l’évier et me secoue la tête. Égrégore Renée, égrégore. Je m’autorise quelques minutes, je laisse cette vague de panique me frapper mais pas de m’engouffrer. Quelques larmes glissent doucement sur mes joues. Je respire trois fois bruyamment. Respire. Moment présent.

Et c’est là, que les mots se bousculent dans ma tête à un rythme fou. Je sais que je ne pourrai pas dormir sans les coucher sur papier mais surtout, je suis inquiète quand même pour papa.

Ça tombe bien. En ouvrant mon courriel, j’ai reçu le lien de la méditation du mois du groupe Le lab pleine conscience. Je vais de ce pas, méditer. Calmer ces pensées qui désirent nourrir un égrégore aux projections d’un futur apocalyptique, ne pas laisser de place à ses sentiments qui nous envahissent et nourrissent l’anxiété et ses projections. Preuve de plus que je n’ai plus besoin des pilules. La sagesse l’emporte enfin.

Finalement, la vie reprend son cours, Chatouille tourne autour de moi, quémande encore sa nourriture.

Renée L’Abbé
22 mars 2022

The post Projections catastrophiques appeared first on renee.labbe.

]]>
388
Des lunes depuis que https://reneelabbe.ca/2022/02/05/lunes/ Sat, 05 Feb 2022 03:27:24 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=384 Il me semble ce soir, que ça fait des lunes que tu nous as quitté. Dans quelques heures, ça va faire exactement 6 mois que tu as relâché ton dernier souffle. Le mien est court, saccadé par ses larmes qui menacent de jaillir. Encore. Six mois ! Et, en même

The post Des lunes depuis que appeared first on renee.labbe.

]]>
Il me semble ce soir, que ça fait des lunes que tu nous as quitté. Dans quelques heures, ça va faire exactement 6 mois que tu as relâché ton dernier souffle.

Le mien est court, saccadé par ses larmes qui menacent de jaillir. Encore.

Six mois ! Et, en même temps, j’ai l’impression que c’était hier soir.

C’est étrange, de me dire que, il y a à peine moins de 10 mois, nous n’avions aucune idée de ce qui allait se passer. Chu triste. J’ai déjeuné avec France ce matin, nous avons parlé de toi, des tiens et de ta petite-fille. On a eu toutes les deux les yeux pas mal mouillés, on est rendues braillardes, que veux-tu ?

Aujourd’hui

J’ai vu la douleur dans les yeux de France, j’imagine qu’elle a vu la même chose dans les miens. On évitait de trop se regarder et on ouvrait les yeux grands.. pour laisser plus d’espace entre les paupières.

On a vu bien des lunes passer depuis nos premières rencontres. Parlant de lune, je me souviens d’une petite invocation que nous faisions pour connaître notre futur amoureux : «Belle lune, jolie lune, dis-moi dans mon sommeil ce que je verrai à mon réveil.» Fallait le dire 3 fois en regardant la lune par la fenêtre, puis se coucher sans regarder notre lit.

J’avoue que j’étais craintive de manquer mon lit à reculons. J’ai essayé maintes fois et, considérant que je dors comme une marmotte depuis toujours, je me souvenais jamais de mes rêves.

Nous ressentons de la tristesse mais pas comme avant, elle n’est plus accompagnée de cette douleur sourde que l’on ressent au centre de notre poitrine. Tsé, ce poing qui coupe le souffle. Ou encore, de ce noeud dans la gorge qui, probablement parce que l’on retenait nos larmes mais également, nos hurlements.

Hurler !?

Oh que oui, ce matin du 5 août 2021, j’ai hurlé comme une folle devant mon ordinateur en voyant la nouvelle. Hurler à plein poumon. J’ai même oublié de m’excuser auprès de mes voisines, mon dieu, elles doivent avoir restées bêtes !! La douleur était trop immense dans mon corps, fallait absolument que ça sorte. Rapidement, les sanglots se sont entremêlés chevauchant le mot NON à répétition. J’en avais mal à la gorge et malgré cela, je poursuivais ma litanie.

Et pourtant, je sais très bien que pour toi, c’était enfin une délivrance. Quitter ce corps qui te faisait souffrir à un point tel, même, inimaginable. Tu me manques. Je n’ai pas encore le courage d’effacer ta fiche contact dans mon téléphone. J’ai l’impression que si je le fais, c’est comme si je t’effaçais de ma vie. Je me doute bien que c’est complètement ridicule cette idée mais, je n’ose pas prendre la chance. J’ai une peur si grande, celle de t’oublier !! Ça ferait de moi une moins bonne amie hein ?

Ta marque

Pourtant, tu as laissé ta marque sur nous à tout jamais. Il y a des mots, des expressions comme «Arrête, tu m’fais honte» qui nous catapultent vers toi, sans crier gare. Je peux dire que tu nous paies toute une «ride». Une conversation qui ne cesse de me revenir, lors de notre dernier souper, tsé celui pour ma fête en mars mais qu’on a pu se voir qu’en juin ? Nous parlions de nos parents, la maman de France dont la santé se dégrade, ta maman, ta grand-mère. Tu nous as demandé à brûle pourpoint : «Vous n’avez pas peur les filles de vieillir ? De perdre vos capacités, de rider pis toute ?» Ça m’avait même pas effleuré l’esprit. Toi, tu voulais pas vieillir de même. Et je me pose toujours cette question, le savais-tu que tu allais partir aussi jeune ?

Tu te rappelles, quand nous étions ados comment les vieilles t’exaspéraient ? Moi et France, on rigolait beaucoup avec ça mais, dans le fond, le savais-tu que tu ne serais pas toujours avec nous ? Que tu ne deviendrais pas vieille ? Sûrement pas, mais, je me pose tout de même cette question.

Maintenant, je suis capable de penser à toi sans trop pleurer. Sauf aujourd’hui, si je veux être ben honnête. J’ai cette espèce de tristesse en moi, quand je tombe sur un message de toi, une photo. Tes yeux si bleus qui pouvaient se fâcher, je n’avais jamais vu des yeux pâles qui pouvaient faire peur. Habituellement, ce sont les yeux bruns qui font peur, mais les tiens, ouf !

Ça fait des lunes déjà que tu n’es qu’énergie, j’ai tant de questions encore. On va être dues pour une bonne jasette nous trois dans des milliers de lunes hein ?

Malgré tout

J’aimerais bien pouvoir prendre un café avec toi et France ou encore, se payer une bonne bouffe au Moulin. Et non, nous n’y sommes pas retournées encore. Nous préférons aller déjeuner, par peur de sentir ton absence et de pleurer à chaudes larmes. On traumatiserait sûrement Jonathan !

Y’a pas de recette magique pour faire partir ces sentiments. On me dit que je dois accueillir, que c’est plus facile d’accueillir que d’accepter. J’ose espérer que l’acceptation viendra en temps et lieux au fil des lunes.

Mais, sincèrement, y’a des jours où j’ai encore juste le goût de hurler, un peu, mais hurler quand même. Pis je me dis, que j’ai le droit de me sentir de même. Alors, je sors la boîte de kleenex. Tu me manques.

Coupable

Je ressens cette culpabilité, genre, imposteur. Les gens, ma famille, mes amies qui ont perdu leur père ou leur mère, ils font comment ? Je sais que nos amies sont des membres de notre famille, tu es une sœur que j’ai choisie d’avoir dans ma vie. D’autant plus que j’en avais pas. France non plus. Pis toi non plus. Nous avions ce point en commun. Mais, je me dis que je devrais pas avoir plus de peine que mon amoureux qui a perdu son papa. Je sais que c’est absurde comme pensée, mais je me sens imposteur pareil !

Je prends également conscience que non seulement, nous étions des amies, nous nous sommes choisies. Que tu as fait partie de ma libération, tu m’as montré le chemin, de me sortir de ce carcan qui m’empêchait de rire et de voir la vie avec de meilleures perspectives. De m’accepter, de me foutre de ce que les autres pouvaient bien penser de notre gang.

J’ai encore du chemin à faire pour l’acceptation. Quand j’ai des doutes, je repense à tes yeux si bleus et ça me donne le courage, la force de poursuivre mais surtout, de sourire.

Encore de nombreuses lunes passeront. D’ici là, tu vivras en nous, et ce, pour toujours. Tu me manques.

Renée L’Abbé
4 février 2022

The post Des lunes depuis que appeared first on renee.labbe.

]]>
384
8 juin 2017, 11h27 https://reneelabbe.ca/2017/06/08/8-juin-2017-11h27/ Thu, 08 Jun 2017 13:20:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=406 En ce 8 juin, tu es arrivé comme une bombe.  Ma vue s’est voilée de larmes de bonheur, d’un sentiment indescriptible. Il y a quelques mois, ma nièce m’offrait le plus beau des moments de vie, à cet instant.  Elle me demandait d’assister à son accouchement pour son 2e bébé. 

The post 8 juin 2017, 11h27 appeared first on renee.labbe.

]]>
En ce 8 juin, tu es arrivé comme une bombe.  Ma vue s’est voilée de larmes de bonheur, d’un sentiment indescriptible.

Il y a quelques mois, ma nièce m’offrait le plus beau des moments de vie, à cet instant.  Elle me demandait d’assister à son accouchement pour son 2e bébé.  J’étais littéralement folle de joie.  N’ayant pas eu d’enfant, je ne pouvais espérer un jour avoir ce privilège d’assister au miracle de la vie.

Ce matin, très tôt, elle m’envoya un texto : Bon matin

Enfin

J’ai compris à l’instant que c’était le Jour J.  Une grande fébrilité s’est emparée de moi.  Je suis allée au travail pour nettoyer la machine à crème glacée en avertissant mon associée que, ça pouvait fort bien qu’elle termine seule.  Nous étions deux à surveiller mon cell, dès que ma puce m’envoyait un message, nous devenions encore plus énervées, oui oui énervée.  Je me sentais comme, j’imagine, un Avenger qui part en mission pour sauver le monde.  J’exagère à peine.  J’essayais d’expliquer à Anne-France que j’avais l’impression de mesurer 8 pieds et d’être immense, vraiment immense.

Vous vous en doutez, le texto tant attendu arriva.  Anne-France qui me dit, GO GO vas-y et moi le sourire fendu jusqu’aux oreilles, la larme à l’œil, on s’est serré dans les bras.  Anne-France me disant de savourer chaque moment, et moi, de la remercier d’être là pour moi.

Je roule comme une débile vers l’hôpital, à pied.  Le sourire aux lèvres.  Étrange ce sentiment de calme dans cette sensation que toutes mes cellules tournent sur elles-mêmes à la vitesse grand V.  J’arrive à l’hôpital, j’attends la future maman.  Ils arrivent.  Elle sort de la voiture.  Sa démarche est déjà empreinte de douleur.

Je ne vous raconterai pas son accouchement, c’est bien trop personnel.

Ma perception

Mais je peux vous dire toute l’impuissance ressentie devant toute cette douleur qu’engendre l’accouchement.  De voir son visage se crisper, cette plainte qui traverse les lèvres entrouvertes de toutes ses femmes qui ont donné naissance depuis que le monde est monde.  Et, de ne pouvoir rien faire.  Mise à part un point de pression.  Un sourire.

À un certain moment, ma puce m’a regardé pendant une contraction.  Je pleurais.  Je pleurais tellement de la voir si forte, si calme même dans les plus grandes contractions, elle reprenait le contrôle de son mental comme la meilleure guerrière, Wonder Woman, tu peux te rhabiller tout de suite.

Et son amoureux, notre grand gaillard, Guillaume, a été d’un calme, un pilier pour soutenir sa douce si forte.  Présent, collé, le regard posé sur elle.  Fier.  Heureux.

Je tiens à vous remercier du plus profond de mon âme de m’avoir permise d’assister à ce moment indescriptible pour moi.  Je suis remplie d’une joie sans fond, je pleure parce que mon corps n’est pas en mesure de contenir tout ce bonheur en si peu de temps.

Et, je vous fais la promesse d’être toujours là pour vous deux et vos enfants.  Je leur fais la promesse de tout faire pour leur offrir le meilleur futur possible.  Et, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous.

Je vous aime, je trouve l’expression un peu quétaine : love you to the moon and back, mais aujourd’hui, elle ne peut exprimer encore ce que je ressens… la lune n’est jamais assez loin…

Love.

Tatie
8 juin 2017

Note : cette magnifique date du 8 juin est gravée à tout jamais dans ma chair, dans un tatoo de protection.

The post 8 juin 2017, 11h27 appeared first on renee.labbe.

]]>
406
Impuissance https://reneelabbe.ca/2016/04/28/impuissance/ Thu, 28 Apr 2016 19:38:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=553 Je suis entrée dans ta chambre.  Ce fut le choc.  Toi couché sur ton lit, cette impuissance.  Le chat qui passe entre mes pattes. L’odeur de la cigarette m’a prise par surprise.  Je ne pensais pas que tu fumais encore et puis, après hein ? Qu’est-ce que ça peut ben

The post Impuissance appeared first on renee.labbe.

]]>
Je suis entrée dans ta chambre.  Ce fut le choc.  Toi couché sur ton lit, cette impuissance.  Le chat qui passe entre mes pattes. L’odeur de la cigarette m’a prise par surprise.  Je ne pensais pas que tu fumais encore et puis, après hein ? Qu’est-ce que ça peut ben me cawlisser ?

Ta voix n’a pas changé.  Douce, calme.  Ton regard toujours aussi intense.

J’aurais aimé te serrer dans mes bras, te donner de mon énergie.  Vraiment.  T’entourer de tendresse.  Mais non, la chimio est un bouclier.  Évitez les contacts au cas où on transporterait des microbes.  On n’ira pas en ajouter en plus hein ?  Je suis donc restée sagement au pied du lit.  Me sentais loin.  Trop grande.  Puis, tu m’as invité à m’asseoir sur le banc près de ton lit.  Ce que je fais parce que, je voulais être près de toi.  Être moins grande.

C’est fou les pensées et souvenirs qui nous traversent en un instant de rencontre comme ça.  Je te revois toute petite avec tes yeux si clairs et tes cheveux blonds bouclés.  Tu te rappelles quand je vous gardais, toi et tes sœurs, et que je disais : si vous êtes tannantes, je vous mets dans le congel !

Je me rappelle également la fois que je vous avais montré ma cicatrice dans le dos, la marque du cancer.  Je me rappelle vous avoir dit que j’espérais de tout cœur que vous soyez épargnées, toi et tes sœurs.  Faut croire que l’univers était en pause syndicale quand j’ai fait ce souhait.  Maudit bordel.  Maudit cancer.

Tu me parles sereinement quand tout à coup, l’émotion te gagne.  Je la vois dans tes yeux.  Je vois ça grandir, tes yeux se mouillent et tu me dis : Renée, j’ai si peur !  Toute cette impuissance en moi.

J’ai entendu ton hurlement intérieur.  C’est aussi la raison pour laquelle je suis restée calme, que je t’ai parlé d’une voix que je voulais réconfortante.  Ce que je veux surtout te dire, c’est que.  Malgré cette peur, tu as juste plus conscience qu’un jour, nous mourrons.  Tu en es plus consciente à cause de la maladie qui te secoue actuellement.  Comme je te disais, nous sommes tous à la merci de la fatalité, nous en avons moins conscience, nous mettons ça en veille, en arrière-plan de notre quotidien. 

Je comprends aussi ta détresse, ton et notre impuissance. Et, je comprends aussi si des fois, t’as juste le goût de nous envoyer chier, nous, ou le monde.  Je comprends aussi que des jours, t’as le goût de laisser tomber la serviette.  Et que la seconde d’après, tu te secoues les puces pour te remonter le courage du fond de la cave jusqu’aux épaules.

Autre chose que je veux que tu saches, c’est même très important.  Si, je dis bien si, un jour, tu décides de laisser tomber la serviette pour vrai, et bien, je vais respecter ta décision.  Ce n’est pas parce qu’un jour je t’ai dit de te battre que je ne peux pas comprendre.  Je veux que tu saches que je t’aime et que, ce que tu choisis, tu le fais pour toi.

Je ne peux pas dire que je ne pleure pas ce soir parce que oui, je pleure beaucoup.  En fait, mon cœur saigne.  Je suis triste que la vie te fasse subir cette épreuve si désagréable, encore cette impuissance.  Honnêtement, je suis fâchée, complètement déboussolée.  Ne t’inquiète pas pour moi, je me remets sur mes pieds, c’est rien.  Je veux que tu te préoccupes de toi, prends soin de toi et peu importe ce qui arrivera.

Moi, je continue à espérer le meilleur pour toi.  Parce que, la première fois que je t’ai vu, toi et tes sœurs et bien, vous avez ouvert la porte de mon cœur et y êtes entrées, pour la vie.

Je t’aime petite.

Renée L’Abbé
28 avril 2016

The post Impuissance appeared first on renee.labbe.

]]>
553
À toi, mon homme, https://reneelabbe.ca/2014/04/07/mon-homme/ Mon, 07 Apr 2014 15:43:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=665 C’est ton anniversaire aujourd’hui et je désire souligner ce que tu représentes pour moi, dans ma vie.  Tu es mon homme.  LE mâle.  Gentlemen.  Intelligent et drôle.  Tu as l’élégance de ses hommes d’autrefois tout en étant un d’aujourd’hui.  Le mélange idéal. Facile de voir que tu es l’homme qui

The post À toi, mon homme, appeared first on renee.labbe.

]]>
C’est ton anniversaire aujourd’hui et je désire souligner ce que tu représentes pour moi, dans ma vie.  Tu es mon homme.  LE mâle.  Gentlemen.  Intelligent et drôle.  Tu as l’élégance de ses hommes d’autrefois tout en étant un d’aujourd’hui.  Le mélange idéal.

Facile de voir que tu es l’homme qui me fait vibrer.  Je deviens une femme sans défense près de toi, physiquement et mentalement.  Mes pensées deviennent confuses, je suis maladroite et j’éclate de rire comme une collégienne.  Tu me fais de l’effet.

T’avoir dans ma vie représente pour moi un plus, du bonbon ou encore, tu sais, cette belle sensation quand on savoure un chocolat blanc de Lindt.  Le bonheur.  Simplement.  Pas besoin de chercher de midi à quatorze heures pour trouver, juste le fait d’être en ta présence me comble.  Je suis heureuse avec toi, mon homme.  Point et aussi simple que cela.

J’adore ton humour et ton rire.  J’adore regarder ces rides qui se multiplient près de tes yeux quand tu es heureux.  Tu es beau.  Tu es un homme de cœur.  La famille est une valeur importante à tes yeux.

Comme tu voulais que je demeure simple dans mon mot envers toi, je vais garder le reste de mon admiration envers ton cœur et ton âme pour nous.

Je t’aime.

Renée
7 avril 2014

The post À toi, mon homme, appeared first on renee.labbe.

]]>
665
Des enfants? https://reneelabbe.ca/2012/02/04/enfants/ Sat, 04 Feb 2012 19:30:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=500 Je n’ai pas d’enfant.  La vie en a décidé ainsi. Je suis consciente, qu’étant célibataire, la chance de trouver un homme sans enfant est très mince, surtout dans ma tranche d’âge.  Alors, le fait de rencontrer un homme qui a un ou des enfants, me traumatise un peu.  Certains d’entre

The post Des enfants? appeared first on renee.labbe.

]]>
Je n’ai pas d’enfant.  La vie en a décidé ainsi. Je suis consciente, qu’étant célibataire, la chance de trouver un homme sans enfant est très mince, surtout dans ma tranche d’âge.  Alors, le fait de rencontrer un homme qui a un ou des enfants, me traumatise un peu.  Certains d’entre vous, doivent me trouver un peu extrémiste quand je parle de traumatisme.  Laissez-moi vous expliquer.

Avec ou sans enfant ?

Il est entendu qu’un homme avec des enfants est un « package deal », un tout.  Je ne peux pas avoir que le père sans les enfants.  Des histoires tristes, j’en entends à tous les jours, concernant les familles reconstituées.  Vous comprendrez ma crainte face à cette situation.  Je suis une personne franche.  Dès le départ, lorsque je rencontre un homme « papa », je lui fais part de mon traumatisme. 

Première réaction de sa part, en général : il s’excuse auprès de moi expliquant qu’il ne peut faire abstraction de son ou ses enfants et que malheureusement, si je ne peux accepter le fait qu’il soit papa, il ne pourra poursuivre notre rencontre.  Ma réponse ? Je l’espère bien que si une femme ne peut accepter le fait que l’homme soit papa et que son ou ses enfants passent en premier, il a intérêt à mettre une fin aux prémisses de cette histoire.

Donne-moi du temps

Par contre, le papa en question doit comprendre qu’il ne peut me demander, à moi célibataire sans enfant, de faire office de visage féminin auprès de ses enfants en étant en couple avec lui.  J’ai besoin, d’un temps d’adaptation. 

Voici mes raisons.  Premièrement, je ne serai jamais la mère, je ne possèderai jamais ce titre officiel mais vais sûrement récolter quelques fonctions.  Deuxièmement, par peur que la relation ne fonctionne pas, je crains de m’attacher aux enfants, et eux à moi, et créer par un départ une peine réciproque ou non.  Selon moi, un enfant, c’est un être envers lequel on doit porter une attention lors d’un attachement quelconque afin d’éviter une blessure et une peine engendrée par une absence possible.

Rencontre des parties

À partir de ce fait, je crois également que le devoir de la présentation du ou des enfants revient au jugement du papa.  Il connait mieux que personne ses enfants et il est en mesure de savoir, l’instant où il devra leur parler et de présenter sa nouvelle conjointe.  Sans forcer la main de personne, ni des enfants ni de la conjointe.  Laisser du temps à chacun d’entre eux de se faire à l’idée de ce nouveau partenariat.

De par ce partenariat, il est nécessaire de bien établir les règles concernant le fonctionnement de la relation, selon l’endroit où l’on se retrouve.  Chez moi, les règles sont claires. Chez lui, probablement que d’autres règles s’appliquent et il est important, selon moi, d’être le mieux informée possible afin d’avoir la chance de me positionner et de savoir si le tout pourra me convenir et si, il y a une possibilité d’ajustement.

Tout est possible

Contrairement à ce que certaines personnes s’imaginent, les enfants ne sont pas un obstacle à leur bonheur, mais ils font partie d’une équation et sont des éléments importants à considérer, afin de les protéger et d’éviter de les blesser, surtout, s’ils sont en bas âge.

Un papa avec un ou des enfants ? Oui, pourquoi pas ? Mais.  Laissez-moi le temps de m’habituer à l’idée que je devrai penser au pluriel et non au singulier.  Pour une célibataire dans la quarantaine, c’est un facteur considérable mais pas insurmontable.

Renée L’Abbé
4 février 2012

The post Des enfants? appeared first on renee.labbe.

]]>
500
Sur le seuil https://reneelabbe.ca/2012/01/24/sur-le-seuil/ Tue, 24 Jan 2012 17:38:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=708 Une balle siffle, brise une vitre et frappe en plein cœur.  Sur le seuil de la porte, il s’écroule sur le sol. Malgré les tentatives de premiers soins.  Il meurt. Je pleure.  Que voulez-vous ? Je suis une sensible.  Mais, je ne pleure pas pour le gars dans l’émission.  Non,

The post Sur le seuil appeared first on renee.labbe.

]]>
Une balle siffle, brise une vitre et frappe en plein cœur.  Sur le seuil de la porte, il s’écroule sur le sol. Malgré les tentatives de premiers soins.  Il meurt.

Je pleure.  Que voulez-vous ? Je suis une sensible.  Mais, je ne pleure pas pour le gars dans l’émission.  Non, je pleure parce que, en l’espace d’un instant, je me suis dis : et si… je me retrouvais face à l’éminence de la mort ?

Comme tout le monde, je ne suis pas prête ! J’ai encore tellement de belles choses à vivre, à voir ou à découvrir ! Évidemment, j’ai une « bucket list » plutôt chargée ! Mais… tellement de mais !

L’heure qui sonne

Le jour où le tic tac de mon horloge cessera de fonctionner, que je pleure ou que j’essaie d’annuler le voyage vers l’au-delà, rien ne pourra arrêter le temps, le mien.  Pas de « snooze ».  Ni de sonnerie pour avertir.  Rien !

Comment vais-je me sentir ? Disons, que ça se passe maintenant !

Ma gorge se serre immédiatement, mon pouls s’accélère, mes yeux se remplissent de larmes. Je déglutis péniblement. J’ai mal au cœur.  Je tremble. Je sens la panique m’envahir.

Ma vie ne peut pas se terminer à l’instant ! Non ! J’ai tant à faire ! Pas avant mes parents ni mes grands frères !  En plus, je suis seule ! Personne pour m’accompagner !

Aurais-je quelqu’un près de moi lors de ma dernière heure sur terre à m’aider à traverser le seuil ?  Quelqu’un pour me tenir la main et me dire que tout va bien aller ? Et, aurais-je peur ?

Si, je fais abstraction de cette fameuse dernière heure… maintenant, à cet instant précis, suis-je satisfaite de ma vie ? Suis-je où je veux être ?  Est-ce que je suis heureuse ? Selon les réponses que je trouve, je fais quoi pour ajuster le tir ?

Souvenir de moi

Si je m’éteins demain, sur mon seuil, est-ce que quelqu’un pleurera sincèrement ma mort ? Ou dans quelques jours, on parlera de la température ?  Est-ce que j’ai laissé mon empreinte sur terre ou bien, mon passage passera inaperçu ? Serais-je qu’un simple nom dans un arbre généalogique ?  Quel souvenir vais-je laisser ? Je n’ai pas de descendance… qui se souviendra avec amour de moi ?

Mon cœur se serre et des larmes menacent sérieusement de couler.  Qui suis-je vraiment ? Est-ce que je m’aime ? Qu’est-ce qui me manque présentement pour être entièrement comblée ?  Qui me manque à cet instant ? Avec qui je veux être si c’est la fin ? Sanglot.

Le seul questionnement absent, la vie après.  Premièrement, je l’ai déjà vu en me noyant.  De deux, je vis le moment présent, ne me demandez pas ce qui se passera après ?  Le moment après, le seul qui aura de l’importance selon moi, sera pour ceux et celles que moi j’abandonnerai, comment eux se sentiront, si, je dis bien si, il y a quelqu’un qui se préoccupera encore de moi.

En conclustion, je crois, j’ai intérêt à poursuivre ma lancée d’être une personne aimable avec chaque personne que je rencontre tout en respectant mes choix.  Selon les quelques réponses récoltées à mes questions, il est peut-être l’heure de faire le vrai bilan.  Ensuite, réfléchir sur les actions à poser.  Quels sont les acquis que je désire conserver, ceux qui sont superflus et désuets ? J’aime ma vie, je m’aime, mais… entièrement ?

Suis-je la seule à se poser la question ?

Finalament, vous voyez ? Il m’aurait été impossible de dormir ou encore, de rêver de douceurs avec un texte pareil en tête.

Renée L’Abbé
24 janvier 2012

The post Sur le seuil appeared first on renee.labbe.

]]>
708
L’amitié https://reneelabbe.ca/2011/12/10/amitie/ Sat, 10 Dec 2011 13:35:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=437 Au fil des semaines, des mois, des liens se sont tissés entre nous, une amitié est née.  Je me trouve privilégiée d’avoir découvert des êtres exceptionnels.  Au-delà des apparences, je crois, que nous avons su voir ce que l’autre était vraiment. Petit à petit, nous avons appris à nous connaître,

The post L’amitié appeared first on renee.labbe.

]]>
Au fil des semaines, des mois, des liens se sont tissés entre nous, une amitié est née.  Je me trouve privilégiée d’avoir découvert des êtres exceptionnels.  Au-delà des apparences, je crois, que nous avons su voir ce que l’autre était vraiment.

Petit à petit, nous avons appris à nous connaître, à nous apprécier.  Aujourd’hui, je remercie le destin de vous avoir déposé sur mon chemin.  Votre rencontre m’a apporté un plus dans ma vie.  J’ai eu la chance de rencontrer des êtres fondamentalement bons, soucieux des gens autour d’eux et généreux.  Généreux de leurs temps, de leur disponibilité sans rien demander en échange.  Un respect mutuel.  Une compréhension lors de certains événements, pas besoin de mots, un câlin, un sourire et le tour est joué. Une belle amitié !

Aujourd’hui, je vous vois partir vers de nouveaux horizons, vers votre destin, votre futur, vers les gens que vous aimez plus que tout au monde.  Je vous trouve chanceux d’avoir enfin trouvé votre voie, de la comprendre, de la saisir et de la vivre.

Qu’un aurevoir

Je ne vous dis qu’un au revoir, enfin je l’espère de tout cœur.  Bientôt, vous serez à des centaines de kilomètres de moi, mais tout près grâce à nos fameux médias sociaux et textos.  J’ai hâte de voir votre nouveau nid, de voir votre nouvelle vie et de pouvoir m’y faire une petite place, toute petite comme celle qui est si grande dans mon cœur.  Parce que, veut, veut pas, vous avez trouvé une place dans le mien et mes amis, vous y serez à jamais. 

Réellement heureuse pour votre nouvelle destinée. Et ce, malgré le chagrin qui me serre la gorge parce que je sais, que vous allez être enfin, au bon endroit, au bon moment.  Je vous dis à bientôt, mes amis ! Je vous aime et au plaisir de partager des fous de rire, la complicité de moment si précieux à jamais graver au fond de mon esprit.

Merci d’être entrer dans ma vie !

Renée L’Abbé
10 décembre 2011

p.s. oui, je continuerai à vous fournir en caramel maison !

The post L’amitié appeared first on renee.labbe.

]]>
437
Confidence https://reneelabbe.ca/2011/11/03/confidence/ Thu, 03 Nov 2011 19:30:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=494 Nous sommes sur le trottoir.  Nous avons dîné ensemble, question de se mettre à jour sur nos états d’âme. Ça sent la confidence. Pour ma part, ce fut tout de même assez bref considérant que ma vie est d’un calme plat.  Vous êtes surpris ? Et moi donc !! Encore

The post Confidence appeared first on renee.labbe.

]]>
Nous sommes sur le trottoir.  Nous avons dîné ensemble, question de se mettre à jour sur nos états d’âme. Ça sent la confidence.

Pour ma part, ce fut tout de même assez bref considérant que ma vie est d’un calme plat.  Vous êtes surpris ? Et moi donc !! Encore plus que vous tous réunis !!  La seule activité qui me donne un peu de « oups », ce sont mes SPM ! Mais en plus, j’ai trouvé un miracle pour les apaiser… ben oui ! Ça se peut !

Pas vraiment magique mais

J’ai trouvé un petit comprimé magique ! Ce petit comprimé de rien du tout qui ne coûte trois fois rien sert à éviter la modulation extrême de l’humeur.  Bingo ! J’ai acheté. Mais… Me connaissant, vous savez que je déteste prendre des pilules.  Raison pour laquelle, je l’appelle un comprimé. 

Ça doit faire au moins cinq mois que j’ai acheté ce produit, je me devais d’observer la boîte pour l’apprivoiser.  J’avoue avoir une certaine hésitation à essayer un nouveau produit pharmaceutique, avec tout ce que j’ai pu endurer à cause de ce domaine. La posologie est de 8 comprimés maximum par jour.  Je n’en prends que… 3 !

Et… Efficace.  Ils le sont.  J’ai de légers étourdissements.  Ne non ! Ce n’est pas un effet secondaire indésirable… voyez-vous, c’est qu’au lieu d’être sur un « HI » non-stop par le fameux syndrome, je suis à un niveau « normal »… de quoi à être quelque peu étourdie… je n’ai quand même pas l’habitude d’autant de… stabilité.

Blague à part, je me sens de bonne humeur et je suis même capable de rire et… de ne pas faire de gros yeux à tous ceux qui me regardent sans ma permission ou dire « ta yeule » à tous ceux qui osent m’adresser la parole.  Donc, j’ai une vie relativement monotone ces jours-ci.  Tellement stagnante, que hier soir, je pensais essayer l’escalade, moi qui en passant, a le vertige… mais pour vivre un peu de sensations… je suis pratiquement prête à tout.  J’ai bien dit pratiquement.  Finalement, je sens un effet secondaire… je me sens… diablement bien… et dangereusement machiavélique !…

Elle veut me dire

Revenons à nos moutons.  Mon amie veut me faire une confidence.

Son ton baisse de… deux crans… c’est une VRAIE confidence… j’hésite. Elle commence à me parler qu’elle et son chum étaient couchés hier soir… STOP !

Je ne veux pas savoir, trop d’information !! Je n’entends rien.  J’ai les mains sur les oreilles. Pas pris de chance. J’ai même une sueur froide qui glisse sur ma tempe. Oui !

Elle me tape le bras en rigolant un peu. J’ai cessé de faire LA LALA LAAA LA LA  WO OO LA LAAAAAAA… Reconnaissez-vous la chanson ?? Oui ? Non ? Hangover ! Pourtant, c’est tellement évident !

J’ôte mes mains de sur mes oreilles.

Avec un peu de déception, elle me dit que c’était super « cute » ce qu’elle voulait me dire.  Malgré ma crainte, je lui dis : « Go ».  J’écoute sa confidence.

NON ! Vous ne le saurez pas ! C’est une C*O*N*F*I*D*E*N*C*E ! Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans confidence ?? Gang de curieux !!

Regard d’amoureuse

Finalement, c’était tout à fait charmant ce dont elle voulait me parler mais surtout, son regard, une larme qui menaçait de pointer, son sourire discret et un peu distrait, son rire nerveux et taquin, l’attitude même de la femme amoureuse.

Tu es belle mon amie avec ton visage rayonnant, tes yeux pétillants et ton sourire rêveur.

Une confidence qui hors contexte serait bien banale, mais venant de toi et à ce moment précis, avec ce que tu vis, je suis choyée d’être ton amie et d’avoir le privilège d’entendre une aussi belle révélation. Merci !

Renée L’Abbé
3 novembre 2011

The post Confidence appeared first on renee.labbe.

]]>
494