amour Archives - renee.labbe https://reneelabbe.ca/tag/amour/ bien plus que des mots Tue, 30 Sep 2025 17:53:22 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://i0.wp.com/reneelabbe.ca/wp-content/uploads/2021/11/cropped-logo-web-rl-1.png?fit=32%2C32&ssl=1 amour Archives - renee.labbe https://reneelabbe.ca/tag/amour/ 32 32 214803066 Chatouille, deuil de mon animal https://reneelabbe.ca/2025/09/30/chatouille-deuil-de-mon-animal/ Tue, 30 Sep 2025 17:53:18 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=894 J’ai eu la chance d’avoir ma chatte Chatouille pendant presque 16 ans.  Je l’avais adopté le 30 septembre 2009, elle avait à peine 8 semaines. La rencontre Je l’ai adopté mais c’est elle qui m’a choisi à l’animalerie.  J’essayais d’attirer l’attention d’un petit chaton tout noir mais c’est la petite

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Chatouille

J’ai eu la chance d’avoir ma chatte Chatouille pendant presque 16 ans.  Je l’avais adopté le 30 septembre 2009, elle avait à peine 8 semaines.

La rencontre

Je l’ai adopté mais c’est elle qui m’a choisi à l’animalerie.  J’essayais d’attirer l’attention d’un petit chaton tout noir mais c’est la petite grise, avec un peu de blanc au bout de la queue qui attaqua mes doigts pour défendre tout ceux en cage.  Elle avait déjà cet air un peu frais chié.

C’était un chat de gouttière comme on dit.  Pas de race précise mais bel et bien un mélange, avec du siamois évidemment.  Sa posture, ses oreilles et son regard perçant.  Sa fourrure d’un gris lumineux qui devenait presque bleu à la lumière.  Ses yeux jaune-vert, selon son humeur et la température.

Le premier soir, elle avait le vent dans les voiles telle une tempête qui va s’abattre sur l’humanité, c’est à dire, moi.  Malgré l’obstacle, un dessus de table dans une boîte, elle avait escaladé pour partir à l’aventure dans la maison.  À peine quelques livres, mais elle possédait déjà une volonté de tyran.

Elle se déplaçait à la vitesse de l’éclair.  Je ne savais plus trop quel nom lui donner, j’hésitais entre Thunder et Trash métal tellement elle était bruyante.  Une si petite chose pouvait faire autant de bruit.

Le lendemain matin, je lui donnais le nom de Chatouille.  Ce nom m’avait été donné en rêve.  Très colleuse avec moi, elle me suivait partout.

Dotée d’une intelligence

Chez le vétérinaire pour son rendez-vous pré-opération, elle a démontré des signes d’intelligence comme la dit si bien, le vétérinaire.  Il voulait la faire jouer avec la lumière de l’otoscope, mais elle a regardé la lumière puis s’est tourné vers l’origine de la lumière et a attrapé l’otoscope avec ses pattes.  Surpris, le vétérinaire m’a dit qu’elle était intelligente et que je pourrais lui montrer des tours.

Nous avons donc appris, des tours, ensemble, Chatouille et moi.  Bonjour, tête contre tête pour lui dire que je lui appartenais.  Quand je lui disais, à mon arrivée, qu’elle avait de grosses cuisses parce qu’elle les étirait suite à son immense sommeil de la journée, elle les étirait encore plus puis se couchait et s’étirait telle la tire maison.  Puis, je lui disais : rou-le-rou-le.  Elle se mettait à rouler de gauche à droite, de droite à gauche.  Un soir, elle m’avait apporté un papier dans mon lit, je l’ai lancé parce que je voulais dormir.  Erreur.  Elle voulait m’apprendre à jouer lancer le papier.  Chatouille me le rapportait et tel un enfant, elle prenait beaucoup de temps à se lasser du jeu.

Elle avait aussi ce don, elle sentait lorsque j’avais une douleur.  Elle s’installait dessus, me réchauffant mais aussi en ronronnant.  J’ai appris, selon une étude scientifique, que le ronron d’un chat utilise la même fréquence de hertz que les physiothérapeutes utilisent.  Incroyable n’est-ce pas ?

Sans parler, lorsque le mal être intérieur s’installait en moi.  Elle n’hésitait pas à venir sur moi, coller sa tête contre la mienne.  Au début, je croyais qu’elle avait besoin d’affection, mais non, en fait, elle me donnait ce dont j’avais besoin.

Exigeances

Un chat, ce n’est pas exigeant.  De la nourriture, de l’eau fraîche, une litière propre, des jouets pour stimuler et de l’attention, quand il en veut.  Chatouille prenait parfois ma main, le matin, avec sa petite patte pour me dire qu’elle avait faim.  Elle jouait dans son eau quand elle n’était pas à son goût.  Et si par malheur, j’oubliais sa litière et qu’elle était trop pleine, elle faisait pipi dans le trou du bain.  Elle avait deux litières, une pour le pipi et l’autre pour son caca.

Elle adorait que je la brosse avec un gant spécial pour enlever les poils lors de la mue du printemps ou de l’automne.  Je prenais ces tas de poils et je les mettais dehors, accessibles aux oiseaux qui les utilisaient pour leur nid.

Nous avions ce lien spécial entre nous.  J’étais partie à l’extérieur pour le travail et mon conjoint était à la maison pour s’occuper d’elle.  Il ne l’a pas vu du weekend.  J’avais texté mon amoureux pour lui dire que j’arrivais dans 1h15 environ.  Quand je suis arrivée dans les limites de la ville, Chatouille a sorti de sa cachette, s’est assise sur le palier et fixait la porte intensément.  Mon amoureux trouvait ça incroyable.  Elle était si heureuse de me voir arriver.

Plus les années passaient, plus je la voyais vieillir.  Montrer des signes que son corps commençait à dégénérer.  Plus de difficulté à étirer ses pattes, à sauter.  On s’arrangeait pour placer les meubles pour lui faciliter ses déplacements.   Elle avait plus froid, se tenait coller sur le calorifère.  Parfois, elle avait de la difficulté à passer de debout à assise ou coucher, la transition était plus longue à faire.  Puis, des journées, elle retrouvait la vigueur de sa jeunesse.

Vieillir…

Et c’est là que j’ai eu cette réflexion, nos animaux sont comme nous lorsque nous vieillissons.  Parfois, malgré la perte de nos capacités, nous retrouvons la vigueur de nos vingt ans.

On se mélange aussi dans ces signes, on pense que c’est normal, son âge avance pour se rendre contre trop tard que la maladie s’était installée sans crier gare.

Comme, avant de partir en vacances, je croyais qu’elle s’était étouffée avec une croquette parce qu’elle essayait de cracher et faisais de la broue.  Alors que mon amie m’a expliqué que c’était de l’insuffisance cardiaque, elle avait eu un chat qui avait ce problème et avait dû l’euthanasier.

Elle avait eu quelques pertes d’équilibres, mais ce n’était pas des signes de vieillesse mais bien de petits AVC.  Quand on ne connaît pas ça.  Chatouille était mon premier chat à se rendre à 16 ans.  Je n’ai jamais eu besoin d’aller chez le véto sauf pour la stérilisation et ses vaccins pré et post opération.  C’est ça un chat de gouttière, c’est solide ! Et si fragile aussi.

Puis, le 9 septembre en avant-midi, pendant que j’étais à Belfast, elle a fait un gros AVC.  Ses pupilles dilatées mais différemment, elle ne clignait plus des yeux complètement avec sa bouche légèrement entrouverte.  Elle ne répondait plus aux stimuli, ne bougeait plus ou à peine.  Mon beau-fils s’est occupé d’elle en attendant le rendez-vous chez la vétérinaire.

Pendant cette nuit-là, j’ai médité et parlé à ma Chatouille.  De s’en aller pendant qu’elle était à la maison pour ne pas être seule chez la véto qui allait l’euthanasier sur son heure de lunch, son horaire était plein mais elle prenait du temps pour ne pas la laisser souffrir. 

Départ

C’est en parcourant la ville de Dublin, devant un petit resto que mon amoureux reçu la nouvelle.  Chatouille était partie entre 5h et 6h du matin, à la maison, dans la chambre avec mon beau-fils.

J’ai éclaté en sanglot.  Mon amoureux m’a consolé du mieux qu’il pouvait.  Il m’a dit de vivre ma peine.  Nous étions en voyage, un voyage d’une vie, vous voyez le genre.  Je n’ai pas réussi à la mettre complètement de côté.  Parfois seule, dans mon banc d’autocar, je tombais dans la lune en passant à ma doudoune.  Je laissais couler les larmes, j’avais un rhume en plus donc, personne ne stressait.  Dans la salle de bain, dans la douche, je laissais les larmes couler.

Lors du retour en voiture, plus on approchait de la maison, plus mon cœur devenait lourd.   J’anticipais le vide, son absence.  Mon amoureux m’a dit de laisser aller, de pleurer.

Je ne sais pas combien de larmes ont coulé jusqu’à ce jour, je ne sais pas non plus combien devront glisser sur mes joues pour que son absence soit plus douce.  Je la cherche des yeux dans la maison, lorsque je cuisine ou quand je veux simplement changer de pièce.

Le vide

Mon arrivée à la maison est toujours comme en suspens, il me manque des gestes dans mon rituel, mais surtout Chatouille est absente.

Mon cœur est gris.  J ’ai l’impression d’avoir un gros nuage dans mon plexus solaire.  Il n’y a pas de soleil, que des nuages.  Je n’ai pas le goût de la remplacer pour atténuer ma peine.  Pour la vivre entièrement, totalement pour honorer Chatouille de m’avoir permise d’être là presque toute sa vie.  Je veux lui faire honneur d’avoir été un membre de la vie de Chatouille, nous étions peu.

Chatouille était mon bébé.  Quand j’étais fâché contre elle, je l’appelais Chatouille L’Abbé.  Son visage changeait tout de suite, elle savait qu’elle était allée trop loin, comme les enfants avec leurs parents.

Elle ne parlait pas le langage des humains, mais elle savait se faire comprendre et surtout, me comprendre.

Je pense à elle chaque jour, il me manque un morceau.  Un beau morceau, fait de gris tout bleu avec d’immense yeux soleil, rayons emprisonnés par ses yeux pour illuminer ma journée.

Ton humaine, Renée.

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2024 qui se termine https://reneelabbe.ca/2024/12/31/2024-qui-se-termine/ Tue, 31 Dec 2024 14:02:01 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=877 Il est l’heure du bilan pour 2024. Une autre grosse année qui achève, remplie de défis personnels et aussi professionnels. Elle fut riche en émotions. Premier trimestre Les premiers mois ont été assez calme malgré l’anticipation de la vente de ma petite entreprise, mais surtout grâce à la pratique journalière

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Il est l’heure du bilan pour 2024. Une autre grosse année qui achève, remplie de défis personnels et aussi professionnels. Elle fut riche en émotions.

Premier trimestre

Les premiers mois ont été assez calme malgré l’anticipation de la vente de ma petite entreprise, mais surtout grâce à la pratique journalière de la méditation. Heureusement. Cette espèce de crainte qui planait au-dessus de ma tête que la vente ne soit pas conclue alors que tout démontrait le contraire.

J’ai terminé ma formation en méditation de l’Eveil du corps de lumière en mars. Il est évident pour moi que je veux poursuivre et allez vers l’enseignement. Je trouve que cette méditation est un outil merveilleux, je me dois de le partager avec d’autres.

Deuxième trimestre

J’ai probablement trop anticipé la vente qui s’est réalisé en avril 2024. Ce fut pénible, plein de contraintes et de demandes de dernières minutes qui auraient pu être planifiées. Quand ce n’est pas toi qui prend les décisions, tu es à la merci des autres, du temps et des délais.

Ironiquement, je croyais ressentir une liberté suite à la vente, mais je ne doutais pas ce que j’allais ressentir comme émotion tout le long de l’année. En affaires, on parle de vente ou d’achat d’entreprise mais rarement de ce qui vient avec du point de vue émotionnel. Des émotions, j’en ai ressentis énormément. Nous avions construit cette entreprise du début avec de nombreux revers et un travail acharné. Les acheteurs vont probablement l’amener à un autre niveau et ça, ça ne m’appartient plus. Par contre, de voir les nombreux changements, j’ai trouvé ça difficile à accepter malgré le fait que je comprends les choix et qu’honnêtement, j’aurais fait la même chose.

Mais, on parlait de mon bébé

Et, les gens continuent encore, à ce jour, de me parler de l’entreprise comme si j’avais encore un droit de parole. J’ai appris à dire aux personnes gentiment que je ne peux rien faire ou dire, d’aller voir les nouveaux propriétaires. Ce que je considère le plus dommage est que notre expertise n’a pas été prise en ligne de compte. J’aurais sûrement fait la même chose et c’est ça le plus challengeant. De comprendre et de résister. Ce que je souhaite pour 2025, c’est qu’on cesse de m’en parler et de me demander ce que j’en pense.

Suite à la liberté en temps, j’ai pu terminé mon livre et trouver quelques personnes pour faire la première lecture. Le hasard faisant bien les choses, une de ces personnes a corrigé au complet mes écrits. Ça aussi, fut challengeant de voir la perception des autres face à ma création. Ça m’a permise d’être plus claire, de préciser mes textes. Challengeant mais tellement enrichissant !

Retraite

Le 1er juin 2024, mon amoureux a pris sa retraite. J’anticipais un peu le fait qu’il soit toujours à la maison même s’il travaillait un peu ici et là. Et voyez-vous, sa retraite fait partie de mes coups de coeur de l’année, en fait, le premier. D’être ensemble le soir à la maison, de parler, de faire des trucs simples ensemble fut une belle révélation d’une autre facette de notre union.

Je l’ai soutenu du mieux que je pouvais pendant cette transition qui fut loin d’être simple. Malgré qu’il était à l’emploi de gros employeur au Canada, ce fut compliqué, long et pénible d’obtenir tout ce qui lui appartenait. Ça s’est finalement terminé en novembre.

Mi-juin, j’ai eu une formation de méditation, un pré-requis pour l’enseignement. Toujours remplie d’émerveillement envers cette technique qui nous apporte à ouvrir nos perceptions et d’avoir autant d’amour et bienveillance envers soi. J’avais déjà hâte à l’automne pour l’autre pré-requis.

Troisième trimestre

Un été sans stress. Pas de business, pas de téléphone, pas de gestion de rien. L’été m’a semblé plus long, plus beau, plus toute. Le temps est une richesse importante dans nos vies.

Du temps pour soi, pour mon amoureux et pour ma famille. On s’est permis un petit voyage à Ottawa. Faire les touristes, flâner sans crainte d’avoir un appel. Ça change la donne. J’en ai profité pour aller voir ma belle et grande amie Diane et son conjoint Sean. Nous avons été reçu comme des rois, comme toujours.

Dernier trimestre de 2024

Ces derniers mois furent plus occupés. En commençant en octobre avec le baptême du dernier de la tribu, notre beau Florent né en juin. Ce sont nos amis Diane et Sean qui sont parrain et marraine. J’ai passé un weekend complet avec mon amie, nous avons eu de belles discussions.

Puis, j’ai eu ma formation (Radiance) de 2 weekends, un en octobre et l’autre début décembre. Ce fut des moments riches en découverte. Autant que je pouvais ressentir que par moment, c’était le néant. J’ai ressenti de la frustration et mon amoureux m’a encouragé. Il me soutient dans ma démarche même s’il est sceptique ou plutôt prudent. Je suis reconnaissante qu’il veille au grain parce que c’est tellement facile de se perdre dans les formations de développement personnel ou du bien-être.

Eveil du corps de lumière

Voyez-vous, cette méditation est justement à l’opposé de ce que l’on voit généralement dans le développement personnel ou du bien-être. Pas besoin d’investir des sommes faramineuses régulièrement. Pas besoin d’abonnement. Tu as tous les outils nécessaires avec la formation de base pour faire ta méditation pour le reste de tes jours, pas besoin de guide ni de formateur. Après tes 3 weekends donc 6 jours de formation, tu es autonome et ce, pour le reste de ta vie.

Les formations reçues en supplément sont pour l’enseignement, je me dois approfondir afin d’être en mesure de guider les nouveaux. Moi qui a toujours rêvé d’enseigner. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour réaliser un rêve !

Au cours des derniers mois, nous avons aidé mes parents à rénover leur salle à dîner et par le biais la cuisine. Une maman heureuse donne un papa heureux, et par le fait même, une fille heureuse. Et vous aurez deviné, un chum heureux. De voir les yeux brillants de mes parents vaut toute la fatigue et le temps donné dans l’exécution des travaux.

Comme à chaque année, ce bilan est important pour moi. De voir ce que j’ai réalisé, ce que j’ai ressenti m’aide à changer l’année. Nous passons maintenant de 2024 à 2025, espérant que l’arrivée de cette nouvelle année soit une prémice aux souhaits demandés.

Souhaits pour 2025

Je nous souhaite de réaliser d’autres rêves. Un voyage, une croisière vers le vieux continent et visiter le pays des ancêtres de mon amoureux. De réussir ma formation comme enseignante en méditation et débuter l’enseignement à l’automne 2025. De vivre heureuse, satisfaite, remplie de gratitude. Avec une telle attitude, le reste va suivre.

Et surtout, d’oser poser un regard différent sur ce qui me challenge ou pas.

Renée L’Abbé
31 décembre 2024

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8 juin 2017, 11h27 https://reneelabbe.ca/2017/06/08/8-juin-2017-11h27/ Thu, 08 Jun 2017 13:20:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=406 En ce 8 juin, tu es arrivé comme une bombe.  Ma vue s’est voilée de larmes de bonheur, d’un sentiment indescriptible. Il y a quelques mois, ma nièce m’offrait le plus beau des moments de vie, à cet instant.  Elle me demandait d’assister à son accouchement pour son 2e bébé. 

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En ce 8 juin, tu es arrivé comme une bombe.  Ma vue s’est voilée de larmes de bonheur, d’un sentiment indescriptible.

Il y a quelques mois, ma nièce m’offrait le plus beau des moments de vie, à cet instant.  Elle me demandait d’assister à son accouchement pour son 2e bébé.  J’étais littéralement folle de joie.  N’ayant pas eu d’enfant, je ne pouvais espérer un jour avoir ce privilège d’assister au miracle de la vie.

Ce matin, très tôt, elle m’envoya un texto : Bon matin

Enfin

J’ai compris à l’instant que c’était le Jour J.  Une grande fébrilité s’est emparée de moi.  Je suis allée au travail pour nettoyer la machine à crème glacée en avertissant mon associée que, ça pouvait fort bien qu’elle termine seule.  Nous étions deux à surveiller mon cell, dès que ma puce m’envoyait un message, nous devenions encore plus énervées, oui oui énervée.  Je me sentais comme, j’imagine, un Avenger qui part en mission pour sauver le monde.  J’exagère à peine.  J’essayais d’expliquer à Anne-France que j’avais l’impression de mesurer 8 pieds et d’être immense, vraiment immense.

Vous vous en doutez, le texto tant attendu arriva.  Anne-France qui me dit, GO GO vas-y et moi le sourire fendu jusqu’aux oreilles, la larme à l’œil, on s’est serré dans les bras.  Anne-France me disant de savourer chaque moment, et moi, de la remercier d’être là pour moi.

Je roule comme une débile vers l’hôpital, à pied.  Le sourire aux lèvres.  Étrange ce sentiment de calme dans cette sensation que toutes mes cellules tournent sur elles-mêmes à la vitesse grand V.  J’arrive à l’hôpital, j’attends la future maman.  Ils arrivent.  Elle sort de la voiture.  Sa démarche est déjà empreinte de douleur.

Je ne vous raconterai pas son accouchement, c’est bien trop personnel.

Ma perception

Mais je peux vous dire toute l’impuissance ressentie devant toute cette douleur qu’engendre l’accouchement.  De voir son visage se crisper, cette plainte qui traverse les lèvres entrouvertes de toutes ses femmes qui ont donné naissance depuis que le monde est monde.  Et, de ne pouvoir rien faire.  Mise à part un point de pression.  Un sourire.

À un certain moment, ma puce m’a regardé pendant une contraction.  Je pleurais.  Je pleurais tellement de la voir si forte, si calme même dans les plus grandes contractions, elle reprenait le contrôle de son mental comme la meilleure guerrière, Wonder Woman, tu peux te rhabiller tout de suite.

Et son amoureux, notre grand gaillard, Guillaume, a été d’un calme, un pilier pour soutenir sa douce si forte.  Présent, collé, le regard posé sur elle.  Fier.  Heureux.

Je tiens à vous remercier du plus profond de mon âme de m’avoir permise d’assister à ce moment indescriptible pour moi.  Je suis remplie d’une joie sans fond, je pleure parce que mon corps n’est pas en mesure de contenir tout ce bonheur en si peu de temps.

Et, je vous fais la promesse d’être toujours là pour vous deux et vos enfants.  Je leur fais la promesse de tout faire pour leur offrir le meilleur futur possible.  Et, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour vous.

Je vous aime, je trouve l’expression un peu quétaine : love you to the moon and back, mais aujourd’hui, elle ne peut exprimer encore ce que je ressens… la lune n’est jamais assez loin…

Love.

Tatie
8 juin 2017

Note : cette magnifique date du 8 juin est gravée à tout jamais dans ma chair, dans un tatoo de protection.

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À toi, mon homme, https://reneelabbe.ca/2014/04/07/mon-homme/ Mon, 07 Apr 2014 15:43:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=665 C’est ton anniversaire aujourd’hui et je désire souligner ce que tu représentes pour moi, dans ma vie.  Tu es mon homme.  LE mâle.  Gentlemen.  Intelligent et drôle.  Tu as l’élégance de ses hommes d’autrefois tout en étant un d’aujourd’hui.  Le mélange idéal. Facile de voir que tu es l’homme qui

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C’est ton anniversaire aujourd’hui et je désire souligner ce que tu représentes pour moi, dans ma vie.  Tu es mon homme.  LE mâle.  Gentlemen.  Intelligent et drôle.  Tu as l’élégance de ses hommes d’autrefois tout en étant un d’aujourd’hui.  Le mélange idéal.

Facile de voir que tu es l’homme qui me fait vibrer.  Je deviens une femme sans défense près de toi, physiquement et mentalement.  Mes pensées deviennent confuses, je suis maladroite et j’éclate de rire comme une collégienne.  Tu me fais de l’effet.

T’avoir dans ma vie représente pour moi un plus, du bonbon ou encore, tu sais, cette belle sensation quand on savoure un chocolat blanc de Lindt.  Le bonheur.  Simplement.  Pas besoin de chercher de midi à quatorze heures pour trouver, juste le fait d’être en ta présence me comble.  Je suis heureuse avec toi, mon homme.  Point et aussi simple que cela.

J’adore ton humour et ton rire.  J’adore regarder ces rides qui se multiplient près de tes yeux quand tu es heureux.  Tu es beau.  Tu es un homme de cœur.  La famille est une valeur importante à tes yeux.

Comme tu voulais que je demeure simple dans mon mot envers toi, je vais garder le reste de mon admiration envers ton cœur et ton âme pour nous.

Je t’aime.

Renée
7 avril 2014

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St-Valentin https://reneelabbe.ca/2014/02/14/st-valentin/ Fri, 14 Feb 2014 13:49:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=441 Que c’est beau l’amour ! Nous avons tous un couple idéal dans notre entourage qui démontre très bien ce qu’est l’amour.  Dès que nous pensons au mot amour, nous pensons St-Valentin et couple, malheureusement. Pour moi, l’amour, c’est avant tout un sentiment que nous devons ressentir, avec abandon total, inconditionnellement

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Que c’est beau l’amour ! Nous avons tous un couple idéal dans notre entourage qui démontre très bien ce qu’est l’amour.  Dès que nous pensons au mot amour, nous pensons St-Valentin et couple, malheureusement.

Pour moi, l’amour, c’est avant tout un sentiment que nous devons ressentir, avec abandon total, inconditionnellement envers soi-même.  On ne peut ressentir de l’amour pour une autre personne si nous ne nous aimons pas nous-mêmes en premier.  On peut ressentir une immense affection qui se rapproche étrangement à de l’amour.

S’aimer soi-même, c’est avant tout s’accepter.  S’accepter avec toutes nos belles qualités et nos beaux défauts, et moins beau.  S’aimer soi-même, c’est de se dire les vraies affaires, sans cachoteries et avec honnêteté.  S’aimer soi-même, c’est de se dire que sans soi, on ne pourrait vivre heureux.  Et c’est là, les mots clés : vivre heureux avec soi-même. 

C’est d’être en mesure d’apprécier la vie, d’aimer la vie même si on est seul(e).  C’est surtout, de ne pas chercher désespérément quelqu’un pour remplir ce petit vide à l’intérieur de soi, qui est l’amour de soi.

J’avoue que la vie est beaucoup plus douce à deux, et, plus pratique.  Être en couple avec l’autre, c’est d’avoir la possibilité de partager.  Partager nos bons moments et les moins bons, surtout les moins bons, ils deviennent plus légers.

Mais, être en couple pour juste être en couple parce que nous sommes incapables de vivre notre solitude, handicape ce dernier.  Le lien de dépendance envers l’autre peut devenir étouffant, malsain.  D’où l’importance de s’aimer et d’être bien avec soi et sa solitude.  La vie en couple en est tout simplement plus merveilleuse.

Et quand, nous rencontrons cette personne qui nous met des étoiles dans les yeux et dans le cœur; le bonheur, on le respire à pleins poumons.  On profite de chaque instant qui passe comme si c’était le dernier parce que, nous ne savons pas quand, notre belle histoire d’amour aura une fin, heureuse ou non.  Nous devons être conscients de la perte possible de l’être cher sans en faire une obsession, mais simplement pour être en mesure d’apprécier cet être qui partage les plus beaux moments de notre vie.

Si vous tenez tant à être en couple, commencez par l’être avec vous-même.  Offrez-vous des fleurs, des chocolats ou encore, ce petit cadeau que vous aimeriez tant recevoir.  La St-Valentin, c’est avant tout la fête de l’amour ! 

Bonne St-Valentin !

Renée L’Abbé
14 février 2014

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Bonheur, bien-être et petits cailloux https://reneelabbe.ca/2013/07/17/bonheur-bien-etre-et-petits-cailloux/ Wed, 17 Jul 2013 19:12:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=484 Je respire à fond.  Je savoure l’instant que je vis.  Mes sens sont au diapason.  Toute l’émotion ressentie est la même de part et d’autres.   Je souris.  Je suis bien. Cet état de complète béatitude me donne un nouveau regard sur la vie, sur ma vie.  Toutes ces épreuves traversées

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Je respire à fond.  Je savoure l’instant que je vis.  Mes sens sont au diapason.  Toute l’émotion ressentie est la même de part et d’autres.   Je souris.  Je suis bien.

Cet état de complète béatitude me donne un nouveau regard sur la vie, sur ma vie.  Toutes ces épreuves traversées avec brio ou non m’ont amené à ce que je suis, où ce que je suis, là, maintenant.

Je réalise cette chance, la providence même que la vie a déposé sur mon chemin, parfois petite mais parfois immense.  Je prends soudainement conscience que certaines difficultés de ma vie ont été semblables à de petits cailloux.  Vous savez, celui que l’on retrouve dans nos souliers qui parfois, sont difficiles à supporter. 

Malgré la grosseur des montagnes franchies, une fois traversée, elles étaient définitivement partie de mon passé, contrairement aux petits cailloux.  Comme ceux de nos souliers, il faut prendre le temps de s’arrêter pour les enlever, en finir définitivement et ce, non sans effort.

Un peu plus que

Je n’ai pas trouvé que des cailloux ou des montagnes périlleuses sur mon chemin, non.  J’y ai découvert des beautés parfois évidentes et d’autres non.  Une main tendue.  Un sourire.  Un coucher de soleil.  La rosée du matin.  Le chant d’un oiseau.  Le regard d’un bébé tout neuf, encore sur la garantie.  L’intelligence.  La force et la détermination d’être soi-même.  Avoir le choix, dire oui ou non.  Renaître.  Se reconstruire.  Découvrir des habiletés insoupçonnées. Croire,  y avoir le droit.  Avoir droit à.  Être à l’écoute des autres mais également de soi. Prendre soin de mon moi, de mon corps, de mon âme.

La liste est si longue et merveilleuse.  La question que je me pose est : pourquoi suis-je en mesure de voir toutes ces choses ?  Ma confiance en moi, en ce que je suis en tant qu’être, en ce que je suis en mesure d’accomplir ?

Présentement, j’ai atteint un niveau de satisfaction et de confiance en ma vie qui me donne cette sensation de bien-être un peu enfantin.  Est-ce ça la définition du bonheur ?  Être bien avec soi-même, avec ce que je fais, je suis et je veux ?  Et ce, malgré les lacunes notées dans les différentes sphères de ma vie, comment se fait-il que je sois si bien ?  Ai-je atteint un point de lâcher prise qui me permet de tout savourer et croquer à belle dent ?

Je ne le sais pas.  Mais l’important pour moi, que je sois bien et heureuse mais surtout, de maintenir et me souvenir de cet état lorsque je rencontrerai une montagne ou simplement un petit caillou.

Renée L’Abbé
17 juillet 2013

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Aimer plus ou moins ? https://reneelabbe.ca/2012/04/11/plus-ou-moins/ Wed, 11 Apr 2012 12:51:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=428 Moment d’angoisse.  Est-ce que nous aimons plus ou moins que notre partenaire ?  Question somme toute légitime par contre, est-elle essentielle ? Selon moi, aimer, c’est un sentiment qui nous appartient, nous est propre.  Nous ne pouvons aimer l’autre de la même façon qu’il ou elle peut nous aimer.  Ici,

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Moment d’angoisse.  Est-ce que nous aimons plus ou moins que notre partenaire ?  Question somme toute légitime par contre, est-elle essentielle ?

Selon moi, aimer, c’est un sentiment qui nous appartient, nous est propre.  Nous ne pouvons aimer l’autre de la même façon qu’il ou elle peut nous aimer.  Ici, je parle d’un amoureux mais ce principe s’applique également à tous ceux qui font partis de nos vies.  Notre façon d’aimer s’est développée à travers nos expériences amoureuses mais également de vie. 

Je suis démonstrative, attentionnée parce que j’ai appris et grandit de cette façon.  Nous devenons ce que nous sommes en côtoyant les autres.  Être démonstratif n’est pas meilleur que celui qui est discret.  Je crois que nous devons être bien dans la façon dont nous vivons et exprimons nos sentiments, pour soi avant tout.  Surtout, ne pas faire à semblant ou jouer un rôle pour faire plaisir à l’autre.  Être vrai. C’est ce qui compte.  Sinon, un mal être s’installera au fond de votre poitrine.

Nous ne pouvons exiger de notre partenaire d’être aussi démonstratif que soi ou attentionnée que soi. Mais, si vous ne partagez pas vos attentes, attendez-vous à faire face à de la déception.  Communication !  Expliquer vos attentes mais, encore faut-il que ce soit possible d’atteindre ses attentes selon les capacités et les aptitudes de chacun.

Quantifier l’amour par le nombre ou le type de gestes et de paroles est, selon moi, une façon de détruire l’amour.  Si nous le quantifions, ne risquons-nous pas d’en vouloir plus ou d’une autre façon ?  Indéniablement, nous créons ainsi des attentes et nous nous exposons à une possible déception.  

Un simple geste, envoyer un « bon matin mon amour » par texto, peut paraître immense ou petit, par celui qui l’envoie ou celui qui le reçoit.  Tout est question de perception.  L’important est d’en apprécier l’acte, aussi petit ou grand qu’il soit.  De le faire, parce que nous avons le goût de le faire, sans plus ou moins attendre quoi que ce soit en retour.

Nous aimons à notre façon, au maximum de notre capacité.  Pas plus, pas moins.  Tel que nous sommes.  Être soi.  Sans comparaison.  Être bien.  Sans illusion.  Être, simplement.  S’aimer.  Aimer.  Simplement.

Renée L’Abbé
11 avril 2012

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Conviction https://reneelabbe.ca/2012/02/16/conviction/ Thu, 16 Feb 2012 19:30:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=498 Je réalise après coup, que je m’étais ancrée dans ma zone de confort. J’en ai la conviction.  Puis, je t’ai rencontré.  Dès le premier souper, ça coulait de source.  Nous discutions de tout et de rien, les yeux dans les yeux, par moment, ton regard m’intimidait au plus haut point.

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Je réalise après coup, que je m’étais ancrée dans ma zone de confort. J’en ai la conviction.  Puis, je t’ai rencontré.  Dès le premier souper, ça coulait de source.  Nous discutions de tout et de rien, les yeux dans les yeux, par moment, ton regard m’intimidait au plus haut point.

Après notre première rencontre, à peine 15 minutes après s’être dit « au revoir », tu m’envoyais un texto pour me dire que tu avais apprécié ma compagnie et désirait fortement me revoir.

J’aurais probablement hésité mais.  Mais, une force indéfinie pour ne pas dire obscure, me poussa à te répondre immédiatement en acceptant ta proposition.

Peur mais

Puis, lors de nos nombreux échanges, je t’ai dit que je te trouvais « dangereux », pas dans le sens de mauvais ou méchant mais bien, dangereux dans celui qui pourrait bousculer ma vie et me voler mon cœur.

Malgré tout.  Je demeurais campée sur mes positions avec conviction.  Nous ne serions que des amis.  Mais, avant notre deuxième rendez-vous, je savais déjà ce qui allait se passer et comment j’allais m’habiller, te parler.  C’est exactement comme mon scénario que notre deuxième soirée se déroula, et quelle soirée !

Tu as compris tout de suite, ma peur de m’engager.  Tel un animal sauvage, je crains le chasseur.  J’aime être dans la position de celle qui chasse sa proie.  Plus prévisible, plus en contrôle et, moins de risque de m’exposer à une perte.  Tu as compris, pour m’approcher, tu devais prendre ton temps et me laisser, m’avancer, doucement.  Et toi, calmement, malgré la tempête qui se déchainait en toi, tu m’as laissé du temps.

Refus de voir que

Lors de mes vacances dans les Caraïbes, j’avais dans mon livre d’écriture, ma liste de critères pour mon prince charmant.  Un matin, ne pouvant dormir, je prenais un café dans le restaurant désert, je refis la lecture de ma liste.  Tel un coup de massue en plein front, je me suis dis : « heu… ayoye… mais, c’est Daniel! ».  Choc.  Déni.  Classa cette idée au fond de mes tiroirs à l’intérieur de moi.  J’avais peur, peur d’admettre que, sans que je ne m’y attende, la vie venait de me présenter mon prince.  Sans mon consentement.

Tu n’exigeais rien de moi.  Tu m’a même avoué que tu étais en train de tomber amoureux de moi.  J’ai eu peur… de te faire du mal, de la peine.  Tu m’as fais comprendre que ces sentiments t’appartenaient et que je ne pouvais rien n’y faire, aucune responsabilité.  Je suis allée chez-toi, tu m’as dit à deux reprises, coup sur coup, laisse-toi aller. Et, je t’ai écouté, avec mon corps, mon cœur, ma tête et mon âme.  Un choc sismique m’a traversé de la tête aux pieds. Mais.  Je ne voulais pas le dire, me le dire, me l’avouer.  Pas encore.

Tête à tête avec soi

Lors de mon retour, j’ai eu du temps avec moi-même.  Je me suis avoué que j’avais ressenti quelque chose d’important, sans chercher à l’identifier.  J’étais bien.  Je n’avais pas peur !

Après plusieurs discussions avec… moi, j’ai pris une décision importante pour moi, et pour toi.  Je savais que lors de notre prochain rendez-vous, je te ferais part de mon désir de me laisser aller, d’essayer avec toi parce que… oui, je suis bien, oui, ça clique sur tous les points de vue mais surtout parce que moi aussi, je suis en train de tomber amoureuse de toi et surtout, je me vois vieillir avec toi.

J’ai décidé de faire le grand saut ! Celui de cueillir cette fleur qu’on appelle l’amour qui pousse près du précipice.  Je la cueille avec plaisir parce que, tout simplement, je suis heureuse et tellement bien dans mon présent.

Être présente avec ou sans conviction

J’avoue que j’évite de penser au futur, de toute façon, je ne sais pas ce qui s’en vient sauf que, nous avons deux rendez-vous importants pour la fin de l’été, un 50e anniversaire de mariage et le mariage de mon ami.

Je vis mon moment présent, intensément.  J’ai trouvé en toi, une personne extraordinaire.  Le regard que tu portes sur moi, me rend heureuse et je me sens comme une princesse.  Nos discussions si intelligentes et si drôles me comblent, me rassasient.  Tu me portes plein d’attentions, aussi simple qu’un « texto » ou un mot gribouillé avec sourire sur une boîte, que des fleurs offertes ou encore de me donner de ton temps.

De nouveau, je crois en la vie à deux, en l’amour possible.  J’en ai maintenant la conviction. Je crois aux hasards nécessaires qui m’ont fait décider d’écrire des chroniques sur des sites de rencontre, que j’ai cliqué sur ton profil pour l’analyser et que, je t’ai envoyé un message parce que, je te trouvais différent et tu transpirais l’honnêteté.  Tu es dotée d’une franchise qui t’honore et me plait, un critère de mon prince charmant.

Suis-je heureuse ? Présentement, totalement et avec conviction.  Et là, en ce moment, tu es mon prince et je tiens à te dire merci d’être dans ma vie !

Ta princesse.

Renée L’Abbé
16 février 2012

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Sur le seuil https://reneelabbe.ca/2012/01/24/sur-le-seuil/ Tue, 24 Jan 2012 17:38:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=708 Une balle siffle, brise une vitre et frappe en plein cœur.  Sur le seuil de la porte, il s’écroule sur le sol. Malgré les tentatives de premiers soins.  Il meurt. Je pleure.  Que voulez-vous ? Je suis une sensible.  Mais, je ne pleure pas pour le gars dans l’émission.  Non,

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Une balle siffle, brise une vitre et frappe en plein cœur.  Sur le seuil de la porte, il s’écroule sur le sol. Malgré les tentatives de premiers soins.  Il meurt.

Je pleure.  Que voulez-vous ? Je suis une sensible.  Mais, je ne pleure pas pour le gars dans l’émission.  Non, je pleure parce que, en l’espace d’un instant, je me suis dis : et si… je me retrouvais face à l’éminence de la mort ?

Comme tout le monde, je ne suis pas prête ! J’ai encore tellement de belles choses à vivre, à voir ou à découvrir ! Évidemment, j’ai une « bucket list » plutôt chargée ! Mais… tellement de mais !

L’heure qui sonne

Le jour où le tic tac de mon horloge cessera de fonctionner, que je pleure ou que j’essaie d’annuler le voyage vers l’au-delà, rien ne pourra arrêter le temps, le mien.  Pas de « snooze ».  Ni de sonnerie pour avertir.  Rien !

Comment vais-je me sentir ? Disons, que ça se passe maintenant !

Ma gorge se serre immédiatement, mon pouls s’accélère, mes yeux se remplissent de larmes. Je déglutis péniblement. J’ai mal au cœur.  Je tremble. Je sens la panique m’envahir.

Ma vie ne peut pas se terminer à l’instant ! Non ! J’ai tant à faire ! Pas avant mes parents ni mes grands frères !  En plus, je suis seule ! Personne pour m’accompagner !

Aurais-je quelqu’un près de moi lors de ma dernière heure sur terre à m’aider à traverser le seuil ?  Quelqu’un pour me tenir la main et me dire que tout va bien aller ? Et, aurais-je peur ?

Si, je fais abstraction de cette fameuse dernière heure… maintenant, à cet instant précis, suis-je satisfaite de ma vie ? Suis-je où je veux être ?  Est-ce que je suis heureuse ? Selon les réponses que je trouve, je fais quoi pour ajuster le tir ?

Souvenir de moi

Si je m’éteins demain, sur mon seuil, est-ce que quelqu’un pleurera sincèrement ma mort ? Ou dans quelques jours, on parlera de la température ?  Est-ce que j’ai laissé mon empreinte sur terre ou bien, mon passage passera inaperçu ? Serais-je qu’un simple nom dans un arbre généalogique ?  Quel souvenir vais-je laisser ? Je n’ai pas de descendance… qui se souviendra avec amour de moi ?

Mon cœur se serre et des larmes menacent sérieusement de couler.  Qui suis-je vraiment ? Est-ce que je m’aime ? Qu’est-ce qui me manque présentement pour être entièrement comblée ?  Qui me manque à cet instant ? Avec qui je veux être si c’est la fin ? Sanglot.

Le seul questionnement absent, la vie après.  Premièrement, je l’ai déjà vu en me noyant.  De deux, je vis le moment présent, ne me demandez pas ce qui se passera après ?  Le moment après, le seul qui aura de l’importance selon moi, sera pour ceux et celles que moi j’abandonnerai, comment eux se sentiront, si, je dis bien si, il y a quelqu’un qui se préoccupera encore de moi.

En conclustion, je crois, j’ai intérêt à poursuivre ma lancée d’être une personne aimable avec chaque personne que je rencontre tout en respectant mes choix.  Selon les quelques réponses récoltées à mes questions, il est peut-être l’heure de faire le vrai bilan.  Ensuite, réfléchir sur les actions à poser.  Quels sont les acquis que je désire conserver, ceux qui sont superflus et désuets ? J’aime ma vie, je m’aime, mais… entièrement ?

Suis-je la seule à se poser la question ?

Finalament, vous voyez ? Il m’aurait été impossible de dormir ou encore, de rêver de douceurs avec un texte pareil en tête.

Renée L’Abbé
24 janvier 2012

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L’animal https://reneelabbe.ca/2011/12/08/animal/ Thu, 08 Dec 2011 14:09:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=449 Dès le premier regard, je sens l’onde de choc. L’instinct animal.  L’énergie qui circule entre les deux corps. J’ondule.  Je perçois simplement. Intense.  Palpable. Mon souffle est court. Plusieurs d’entre nous avons une liste de critères pour la personne parfaite selon notre rythme de vie.  Nous l’imaginons, la visualisons.  Nos

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Dès le premier regard, je sens l’onde de choc. L’instinct animal.  L’énergie qui circule entre les deux corps.

J’ondule.  Je perçois simplement.

Intense.  Palpable. Mon souffle est court.

Plusieurs d’entre nous avons une liste de critères pour la personne parfaite selon notre rythme de vie.  Nous l’imaginons, la visualisons.  Nos exigences, plus que de simples critères, idéalisent la personne de nos rêves.  De l’utopie.  Quel homme pourrait correspondre à mes 57 critères ? Mais non, je n’en ai pas 57 mais 112 !

Sérieusement, ma liste est nettement plus courte et concise que vous pourriez l’imaginer.  En fait, je n’ai pas de critères ou d’exigences mais des préférences.  Légère nuance mais qui, laisse la place au mouvement, au changement, aux possibilités autres que mes visions idéalistes de mon supposément « prince ».

Certaines personnes vont s’arrêter à des critères physiques tels que : un beau corps mince, les yeux bleus, en forme; à des critères environnementaux tels que : un bon travail, indépendance financière, ville de résidence; à des critères intellectuels tels que : humour, convictions et tolérance. 

Et si, à cause de mes yeux noisette ou de mon intelligence, je ne cadre pas dans ta liste ? Et si, ces deux critères, t’empêchaient de me voir réellement ?  Sans flexibilité, le risque de ne pas rencontrer une personne exceptionnelle est si grand que je ne peux que te dire : je suis vraiment désolée pour toi… et de ce fait, pour moi.

Certains croient que malgré une préparation assidue de ladite liste, nous oublions le plus important, l’animal.  Un ami m’a partagé la pensée que pour lui, il devait absolument rencontrer la personne et dès le premier regard, il saurait si c’était la bonne. Mais !  Disons que la rencontre ne se passe pas nécessairement comme prévue. 

Par exemple, j’ai rencontré un homme mais j’étais fatiguée, épuisée par mon entrainement, envahie par des douleurs musculaires, légèrement grippée.  J’étais loin de briller au firmament.  Alors, le gars, avec son animal intérieur, a capté un message négatif provenant de ma part.  Et, pas de 2e chance. 

Et si, l’animal était maintenant trop civilisé en 2011?  Que ce dernier ait de la difficulté à reconnaître vraiment l’essence même de la personne en face de soi, pas seulement au premier rendez-vous mais au deuxième et même, à la 3e rencontre.  Et si, on devait, à l’ère de notre fameuse civilisation, côtoyer la personne plus longuement, plus fréquemment afin de la reconnaître vraiment. 

Nous avons de la difficulté à identifier nos besoins réels de ceux créés par la société; et si de par cette difficulté, nous n’étions plus en mesure de voir, au premier coup d’œil, que l’autre est bel et bien celui ou celle qui correspond à nos désirs les plus profonds et les plus fidèles.

Il est certain que la chimie est nécessaire, les fameuses phéromones, provoquent une réponse physiologique ou comportementale entre deux êtres.  Mais, pour que ces hormones doivent être stimulées et sécrétées, l’environnement se doit être favorable, hors donc, je crois que les premiers rendez-vous sont des situations stressantes et inhibitives à ces hormones si précieuses à nos attirances.

Et si, on prenait le temps de bien connaître l’autre avant de s’engager ?  L’absence étant à proscrire bien sûr; la présence de par des mots, paroles ou gestes est nécessaire pour accomplir le travail afin d’ériger la construction d’un futur possible entre deux êtres, deux possibilités s’offriront alors à nous : l’amitié ou l’amour.  Dans les deux cas, nous en sortirons gagnants.

Et si, on se donnait plus d’une chance ?

Renée L’Abbé
8 décembre 2011

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