lâcher prise Archives - renee.labbe https://reneelabbe.ca/tag/lacher-prise/ bien plus que des mots Mon, 03 Feb 2025 20:54:35 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.2 https://i0.wp.com/reneelabbe.ca/wp-content/uploads/2021/11/cropped-logo-web-rl-1.png?fit=32%2C32&ssl=1 lâcher prise Archives - renee.labbe https://reneelabbe.ca/tag/lacher-prise/ 32 32 214803066 2022, bilan au 31 décembre https://reneelabbe.ca/2023/01/06/2022-bilan/ Fri, 06 Jan 2023 15:22:36 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=847 Mon mot phare de 2022 a été Oser. J’ai osé demander, sans attente.  Les réponses ont été majoritairement favorables.  Surprenant ? Pas vraiment.  Oser, c’est aussi faire face à l’anxiété, aux peurs.  On s’entend que la société aime nous garder dans cet espace de vie où dominent les peurs, les

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Mon mot phare de 2022 a été Oser.

J’ai osé demander, sans attente.  Les réponses ont été majoritairement favorables.  Surprenant ? Pas vraiment.  Oser, c’est aussi faire face à l’anxiété, aux peurs.  On s’entend que la société aime nous garder dans cet espace de vie où dominent les peurs, les inquiétudes.

Lorsque nous faisons face à nos craintes, on se rend rapidement compte qu’elles sont illusoires.  Elles ne prennent vie que si nous le permettons.  Dès que nous mettons un frein, elles s’évanouissent aussi rapidement qu’elles se sont présentées à nous.

Outils

Faire face à ces dernières, c’est aussi les accueillir ces pensées, les comprendre, d’où elles viennent.  C’est de se mettre dans l’action, pour les éliminer.  Comment ? Ma solution ou plutôt mes solutions sont la méditation, la contemplation et la respiration.  Respiration consciente, cohérence cardiaque.  Avec ces outils, ça m’a permis de cesser la médication en 2022 que je prenais depuis 2018.  Ne plus prendre de médicament, c’est apporter plus de clarté à mon esprit.  Surtout, ne pas nier que je ressens de l’hyperactivité ou de l’anxiété.  J’ai surtout appris que je n’étais pas ces états.  Je ne suis plus anxieuse mais une personne qui ressens, encore parfois, de l’anxiété.  C’est une grosse différence.  Comme ressentir de la tristesse et ne pas être, la tristesse.  Vous me suivez ? Non ? Ce n’est pas grave.

Supposer point, lâcher prise et vérité

J’ai appris également et j’ai surtout appliqué cette étape importante dans toutes les relations, lorsque je ne suis pas certaine, je demande.  J’essaie surtout de moins supposer que.  Un des accords toltèques : Ne suppose point.  Je dois vous avouer que ça change la donne, majoritairement.  Lorsque nous supposons ce que les autres pensent ou ressentent, on est plus souvent dans le champ.  Pourquoi ? Nous ne sommes pas dans les souliers de l’autre.  Probablement que si c’était nous qui y étions, notre supposition serait bonne puisque nous évaluons avec notre expérience de vie.  C’est tout un monde de différence, je vous le confirme.

J’ai pratiqué aussi beaucoup le lâcher-prise.  Quand ça ne m’appartient pas, je ne peux rien faire.  Faque comme le dit si bien mon coach François : mêle-toi de tes affaires !  Quand on tente de m’attirer vers le drame, je pose maintenant cette question : Est-ce qu’il y a quelqu’un de mort ? Non ? Pourquoi faire un drame ?

J’ai aussi pratiqué, mais humblement pas toujours avec succès, de dire que ma vérité n’est pas la vérité absolue.  C’est la mienne tant et aussi longtemps qu’elle est alignée avec mes principes, mes valeurs.

Mon corps

Je fais également l’autodiscipline, j’écoute mon corps ce qu’il veut porter, manger et faire.  Donc, depuis le mois mai environ, je faire des étirements, des exercices à tous les matins, ce que mon corps me demande, je le vois dans ma tête.  Un mélange de Tai-Chi, yoga, étirements, abdos.  Si vous prenez le temps d’observer les animaux, lorsqu’ils se réveillent, ils font des étirements.  Pourquoi ferions-nous différemment ? 

Mon coach François nous propose d’observer la nature, le vivant.  D’appliquer ce qu’on apprend sur la nature, si ça s’applique, c’est une vérité du vivant.  Comme lorsque l’automne et l’hiver arrive, regardez ce que la nature fait, elle se repose, se débarrasse du vieux et se prépare à renaître.  Pourquoi nous ne ferions pas cela ? Prendre une pause, faire un bon ménage en nous et autour de nous, pour mieux renaître ?

Semeur, passeur d’âmes, jugement et égo

J’ai découvert en 2022, que je faisais partie de la famille des Semeurs.  Je ne suis pas surprise puisque j’aime semer des graines dans la tête des gens.  J’aime montrer de nouvelles possibilités, une nouvelle façon de voir ou de perspectives.

Non seulement, je suis une Semeur mais également Passeur d’âme.  Et 2022, me l’a confirmé.  Passeur d’âmes, ce n’est pas qu’accompagné les âmes à aller de l’avant, mais aussi les gens à travers des épreuves de la vie.

La meilleure façon d’accompagner est le non-jugement.  J’avoue que je juge encore, eh oui ! Mais, lorsque je juge, je le dis, j’accepte que j’aie fait un jugement.  Je me pardonne d’être parfois aussi sévère.  J’ai surtout de la bienveillance envers moi.

J’essaie de taire mon égo.  Je crois sincèrement que c’est l’égo qui nous met aussi souvent dans marde.  C’est l’égo qui provoque les conflits.  Toujours vouloir avoir raison.  N’ai-je pas dit plus haut que notre vérité n’est pas absolue ?

Actifs

Non seulement j’ai travaillé sur moi mais également physiquement.  Nous avons construit un gazébo, un patio pour le spa, un pavé uni, des clôtures et un garage.  Rien de moins.  Nous étions brûlés.  Beaucoup trop de projet en même temps, pendant la saison estivale, saison de Glass.

Beaucoup d’ajout à l’actif et passif en 2022.  Notre avoir est de créer un lieu de repos, de recueillement et d’accueil pour recevoir famille et amis.

J’ai vu encore plus, pendant cette période active, l’appui et l’entraide.  Combien de personnes sont venus nous donner un coup de main ? Plusieurs.  Des gens de cœur.  Je n’ai encore que plus de gratitude envers eux et envers la vie de nous permettre d’évoluer dans la vie avec toutes ces belles personnes.  Comme quoi, avoir le cœur sur la main t’apporte encore plus que tu donnes.  Plus tu donnes, plus tu reçois.  Loi de l’univers.  Croyez-moi.  Testez-le.

Année 2023

Ce que me réserve 2023 ? Beaucoup d’énergie, de gratitude, de décision, de choix.  Parce que, on choisit notre vie à chaque instant.  Chaque décision nous mène vers nos objectifs de vie, nos choix de vie.  Si nous voulons plus de santé, inconsciemment, nous allons faire les choix nécessaires, à notre rythme.

Chose certaine, j’aimerais bien en 2023, accompagner, enseigner aux gens ce qu’est l’énergie et comment faire pour apprendre à se déposer, simplement sans que ça coûte 2 jambes.  Surtout, j’aimerais l’apprendre à nos tout-petits pour que ça devienne une habitude de vie.  Démontrer que l’énergie, c’est gratuit, facile, disponible et que y’a aucune peur là-dedans.

Au plaisir de vous rencontrer.

Renée L’Abbé
6 janvier 2023

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Absence physique https://reneelabbe.ca/2022/07/29/absence/ Fri, 29 Jul 2022 11:31:47 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=467 Ton absence physique dure depuis presqu’un an déjà. Je dois t’avouer que j’avais une crainte de voir l’historique de mes publications. Un peu plus d’une semaine avant ton départ vers l’essence même de notre monde, j’avais débuté à t’écrire des souvenirs, de nous, les mousquetaires. Ma peur de me relire,

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Ton absence physique dure depuis presqu’un an déjà. Je dois t’avouer que j’avais une crainte de voir l’historique de mes publications. Un peu plus d’une semaine avant ton départ vers l’essence même de notre monde, j’avais débuté à t’écrire des souvenirs, de nous, les mousquetaires.

Ma peur de me relire, de me projeter dans ce passé tellement douloureux, peur naturelle mais tellement infondée. Je fais la lecture de tous ces mots, alignés les uns après les autres célébrant nos souvenirs. La majorité étant drôle mais décrivent bien tout l’attachement que j’ai pour toi.

Je sais, mon texte passe du présent au passé. Je me ferais probablement taper sur les doigts pour une correction. Mais, honnêtement, je m’en cawlisse. Ouais, je viens de sacrer.

Vois-tu, ma belle amie, malgré ton absence lors de nos rencontres de mousquetaires depuis la dernière année, nous ne cessons de parler de toi : «Nancy aurait tellement aimé ça, tu lui aurais tapé sur les nerfs…»

Comme l’univers n’a pas de temps, toi aussi. Tu as été, tu es et seras à jamais dans nos conversations, nos souvenirs.

Peur de pleurer, je crois c’est ce dont je crains le plus. Mes lectures ne font que me remplir encore plus de gratitude de t’avoir connue mais, d’avoir pris le temps de célébrer nos moments les plus (ou moins) glorieux. Après ces quelques minutes de lecture, je me sens apaisée, et non à vif ! Probablement, étant remplie de reconnaissance lors de l’écriture, j’en ressens encore l’essence même.

Je te dis pas que je ne vais pas brailler le 5 août, date anniversaire de ton changement d’état, tu es passée de corps à pure énergie. Encore ce matin, j’ai de la difficulté à croire que tu n’es plus. Comme si je m’attendais à recevoir un appel, un texto.

Je sais que ton corps était devenu insupportable pour toi. Tu souffrais tellement avant de partir. Maintenant, tu es libre, sans contrainte, d’aller où tu veux, être qui tu veux. Ton absence est aussi ton soulagement.

Mon texte ce matin, en est un de reconnaissance. D’avoir eu la chance d’avoir croisé ta route, de te connaître, de m’avoir challengé à plusieurs moments de la vie. Un d’amour d’amitié.

Je me sens apaisée en écrivant ces mots, de pouvoir encore une fois, te rendre hommage, d’avoir été et être ton amie. Je me sens privilégiée par la vie. Tu fais partie de mes richesses, de mon bagage de vie. Merci ma belle amie d’avoir ouvert ton coeur et d’avoir bumpé le mien pour y entrer.

Je t’aime.

Renée L’Abbé
29 juillet 2022

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Rites funéraires https://reneelabbe.ca/2022/04/07/rites-funeraires/ Thu, 07 Apr 2022 12:55:43 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=399 De parler de rites funéraires peut sûrement vous troubler ou me trouver obscure mais rassurez-vous, je vais très bien. Le but de mes écrits est d’apporter une réflexion sur des sujets, non des controverses ! Et quand bien même qui en auraient ?! Jadis Longtemps, j’ai cru que les rites

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De parler de rites funéraires peut sûrement vous troubler ou me trouver obscure mais rassurez-vous, je vais très bien. Le but de mes écrits est d’apporter une réflexion sur des sujets, non des controverses ! Et quand bien même qui en auraient ?!

Jadis

Longtemps, j’ai cru que les rites funéraires étaient complètement inutiles. À quoi servait de rendre hommage au défunt qui de plus, était absent de corps, vivant. Je trouvais inadéquat et à la limite ridicule d’être devant un corps sans vie et de lui parler. De dire qu’il était donc ben beau et bien arrangé. Ces expressions : beau, bien arrangé, qu’il se ressemble, ça, c’est lugubre. C’est comme dire que de son vivant, il avait l’air d’un cadavre. Appelons un chat, un chat !

Mais pourquoi je parlais de même ? Pas par effronterie, non. C’est juste que je me disais que la personne n’étant plus dans son corps, c’est un cadavre. Je sais, beaucoup plus facile à dire quand ça ne nous touche pas vraiment. Mais, en réalité, j’ai toujours eu la capacité, vous pouvez dire aussi pouvoir mais je trouve ce mot un peu prétentieux, de voir au delà de. De voir l’âme, le fantôme, l’énergie, utilisez le mot qui vous plait, des défunts mais aussi des vivants en ce qui est de l’âme et énergie. Je ne crois pas au fantôme, surtout vivant !

Considérant que le corps astral n’est plus dans le corps, pourquoi lui parler ? Pour qui, ces rites sont-ils vraiment nécessaires ?

Grand-père

Mon grand-père paternel a pas mal été le premier auquel j’ai assisté aux rites funéraires. Je trouvais justement lugubre le salon funéraire. Tout ces gens entassés les uns sur les autres. Pratiquement tous des inconnus pour moi. Des gens pleuraient, d’autres riaient même, pas du défunt. Je regardais le corps inanimé de mon grand-père dans son cercueil, de loin évidemment, et je m’attendais à tous instants qu’il se lève s’écriant : «Chu même pas mort». Quelqu’un de sa famille, nouvelle famille, me dit qu’il était là, que je pouvais toucher le corps et lui parler. Je l’ai regardé, éberluée. J’ai croisé le regard de ma mère qui me disait de me taire. Eh oui, j’allais expliquer à cette dame, qu’elle ne l’avait peut-être pas encore remarqué mais que mon grand-père n’était plus dans ce corps. Malgré tout, qu’il était bel et bien présent dans la pièce, qu’il évoluait même entre les convives. La dame en question, étant une fervente religieuse m’aurait asséné d’un coup de sermon bien senti ou convoquer un prêtre pour un exorcisme.

Je me suis donc assise sagement, regardant les gens parler au corps alors que je voyais très bien l’énergie de mon grand-père, ailleurs. Puis, je me disais que si les gens savaient, ils seraient probablement moins perdus.

Important ou non

J’ai assisté par la suite à des funérailles, en haie d’honneur. Chaque fois, je trouvais les gens hypocrites, pas tous évidemment. Vous savez, ceux et celles qui se pointent, ni d’Ève ni d’Adam, pleurent à chaudes larmes le disparu. Comme si, ils étaient payés pour le faire. Les gens qui vantent les mérites du défunt, sachant très bien qu’ils ne pouvaient pas le sentir de son vivant ou pire, ne le connaissait même pas. Tout ceci me confirmait l’hypocrisie de ces rites.

Je ne voulais pas de funérailles. Pour moi, je meurs, on me brûle et on disperse les cendres, point à la ligne. Surtout, dans cet ordre. Mais, au fil du temps, comme tout dans la vie, on apprend ! On évolue et on comprends, enfin, ce que l’on peut.

Pourquoi faire ces rites ?

Quelle est la nécessité d’effectuer ces funérailles ? Pour le deuil. Pour apprendre à accepter cette séparation de corps. De ne plus pouvoir sentir le réconfort des câlins, d’entendre les mots et le rire de l’être tant aimé.

Une éducatrice m’a expliqué l’importance de voir le corps dans le cercueil ou la urne funéraire pour l’esprit des survivants. C’est le processus qui nous amène à accepter, même si nous ne sommes pas d’accord, le décès d’un être cher.

En fait, les rites funéraires ne sont pas pour le défunt mais bel et bien pour les vivants de ce monde. Ce sont eux qui doivent gérer leurs émotions au quotidien. Il est clair que le défunt en a pas besoin sauf si vous croyez aux limbes, au fil d’argent cassé, mais encore.

Sans rites, que se passe-t-il ?

Non seulement, nous devons absorber le choc du départ d’un être cher mais, sans aucun rite, nous sommes perdus. C’est comme si on naviguait sans carte, sans GPS en pleine tempête. Naturellement, nous vivons des accalmies mais la peur de perdre le nord encore est si présent dans notre esprit et en notre cœur.

C’est comme si on quittait une rencontre sans dire bye. Ou encore, sortir sans payer. Tout ces mots, cette culpabilité de ne pas avoir tout dit. Il manque une étape pour effectuer ce processus de transition. Nous ne sommes pas dans l’incapacité de poursuivre notre vie, le déroulement de l’acceptation est simplement plus long et parfois même, compliqué mais surtout très émotionnel.

Nous cherchons des explications. Un besoin de rationnaliser ce que nous vivons pour ne perdre pied devient essentiel. Mais tel la vague qui déferle sur l’océan, qui frappe de plein fouet le rocher, nous sommes en pleine dérive sans aucun phare.

Un dernier aurevoir

D’avoir la chance, de dire le dernier aurevoir lors des rites funéraires, nous permets d’avancer. De rencontrer d’autres personnes qui vivent la même blessure, nous donne du réconfort. Nous sommes plus seuls. De pouvoir verbaliser l’importance de notre perte, nous aide à cheminer.

Même, si les rites ne sont pas religieux, ils nous permettent d’exprimer la douleur de cette perte, ce vide que laisse le défunt dans notre cœur. En discutant avec les autres d’événements vécus consolident ces doux souvenirs.

Même si

Peu importe la relation que vous entretenez avec la personne décédée, les rites funéraires nous permettent de faire un pas de plus dans le deuil que nous traversons. Ils nous permettent d’évacuer le trop plein d’émotions, qu’elles soient positives ou négatives. Ainsi, nous pouvons conserver les meilleurs souvenirs et, laisser disparaître les rancœurs. Pardonner, c’est avant tout s’offrir la paix de l’esprit et de notre cœur.

Rappelez-vous que l’âme, n’a plus ce côté de bien ou de mal. L’âme de l’absent, est tout à fait neutre et ne vous en voudra pas peu importe ce que vous direz à haute voix ou dans un souffle. L’importance d’effectuer ces rites, est de nous libérer de la douleur causée par la perte de ce membre de notre clan ou encore, par lui lors de son vivant.

En conclusion, je suis donc passée de la personne qui ne veut rien savoir pour son décès à celle qui pense à ceux qui vont rester. J’ai laissé mes instructions post-mortem et savez-vous quoi ? Même si ce n’est pas respecté à la lettre, je ne viendrai pas hanter personne.

Renée L’Abbé
6 avril 2022

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Des lunes depuis que https://reneelabbe.ca/2022/02/05/lunes/ Sat, 05 Feb 2022 03:27:24 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=384 Il me semble ce soir, que ça fait des lunes que tu nous as quitté. Dans quelques heures, ça va faire exactement 6 mois que tu as relâché ton dernier souffle. Le mien est court, saccadé par ses larmes qui menacent de jaillir. Encore. Six mois ! Et, en même

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Il me semble ce soir, que ça fait des lunes que tu nous as quitté. Dans quelques heures, ça va faire exactement 6 mois que tu as relâché ton dernier souffle.

Le mien est court, saccadé par ses larmes qui menacent de jaillir. Encore.

Six mois ! Et, en même temps, j’ai l’impression que c’était hier soir.

C’est étrange, de me dire que, il y a à peine moins de 10 mois, nous n’avions aucune idée de ce qui allait se passer. Chu triste. J’ai déjeuné avec France ce matin, nous avons parlé de toi, des tiens et de ta petite-fille. On a eu toutes les deux les yeux pas mal mouillés, on est rendues braillardes, que veux-tu ?

Aujourd’hui

J’ai vu la douleur dans les yeux de France, j’imagine qu’elle a vu la même chose dans les miens. On évitait de trop se regarder et on ouvrait les yeux grands.. pour laisser plus d’espace entre les paupières.

On a vu bien des lunes passer depuis nos premières rencontres. Parlant de lune, je me souviens d’une petite invocation que nous faisions pour connaître notre futur amoureux : «Belle lune, jolie lune, dis-moi dans mon sommeil ce que je verrai à mon réveil.» Fallait le dire 3 fois en regardant la lune par la fenêtre, puis se coucher sans regarder notre lit.

J’avoue que j’étais craintive de manquer mon lit à reculons. J’ai essayé maintes fois et, considérant que je dors comme une marmotte depuis toujours, je me souvenais jamais de mes rêves.

Nous ressentons de la tristesse mais pas comme avant, elle n’est plus accompagnée de cette douleur sourde que l’on ressent au centre de notre poitrine. Tsé, ce poing qui coupe le souffle. Ou encore, de ce noeud dans la gorge qui, probablement parce que l’on retenait nos larmes mais également, nos hurlements.

Hurler !?

Oh que oui, ce matin du 5 août 2021, j’ai hurlé comme une folle devant mon ordinateur en voyant la nouvelle. Hurler à plein poumon. J’ai même oublié de m’excuser auprès de mes voisines, mon dieu, elles doivent avoir restées bêtes !! La douleur était trop immense dans mon corps, fallait absolument que ça sorte. Rapidement, les sanglots se sont entremêlés chevauchant le mot NON à répétition. J’en avais mal à la gorge et malgré cela, je poursuivais ma litanie.

Et pourtant, je sais très bien que pour toi, c’était enfin une délivrance. Quitter ce corps qui te faisait souffrir à un point tel, même, inimaginable. Tu me manques. Je n’ai pas encore le courage d’effacer ta fiche contact dans mon téléphone. J’ai l’impression que si je le fais, c’est comme si je t’effaçais de ma vie. Je me doute bien que c’est complètement ridicule cette idée mais, je n’ose pas prendre la chance. J’ai une peur si grande, celle de t’oublier !! Ça ferait de moi une moins bonne amie hein ?

Ta marque

Pourtant, tu as laissé ta marque sur nous à tout jamais. Il y a des mots, des expressions comme «Arrête, tu m’fais honte» qui nous catapultent vers toi, sans crier gare. Je peux dire que tu nous paies toute une «ride». Une conversation qui ne cesse de me revenir, lors de notre dernier souper, tsé celui pour ma fête en mars mais qu’on a pu se voir qu’en juin ? Nous parlions de nos parents, la maman de France dont la santé se dégrade, ta maman, ta grand-mère. Tu nous as demandé à brûle pourpoint : «Vous n’avez pas peur les filles de vieillir ? De perdre vos capacités, de rider pis toute ?» Ça m’avait même pas effleuré l’esprit. Toi, tu voulais pas vieillir de même. Et je me pose toujours cette question, le savais-tu que tu allais partir aussi jeune ?

Tu te rappelles, quand nous étions ados comment les vieilles t’exaspéraient ? Moi et France, on rigolait beaucoup avec ça mais, dans le fond, le savais-tu que tu ne serais pas toujours avec nous ? Que tu ne deviendrais pas vieille ? Sûrement pas, mais, je me pose tout de même cette question.

Maintenant, je suis capable de penser à toi sans trop pleurer. Sauf aujourd’hui, si je veux être ben honnête. J’ai cette espèce de tristesse en moi, quand je tombe sur un message de toi, une photo. Tes yeux si bleus qui pouvaient se fâcher, je n’avais jamais vu des yeux pâles qui pouvaient faire peur. Habituellement, ce sont les yeux bruns qui font peur, mais les tiens, ouf !

Ça fait des lunes déjà que tu n’es qu’énergie, j’ai tant de questions encore. On va être dues pour une bonne jasette nous trois dans des milliers de lunes hein ?

Malgré tout

J’aimerais bien pouvoir prendre un café avec toi et France ou encore, se payer une bonne bouffe au Moulin. Et non, nous n’y sommes pas retournées encore. Nous préférons aller déjeuner, par peur de sentir ton absence et de pleurer à chaudes larmes. On traumatiserait sûrement Jonathan !

Y’a pas de recette magique pour faire partir ces sentiments. On me dit que je dois accueillir, que c’est plus facile d’accueillir que d’accepter. J’ose espérer que l’acceptation viendra en temps et lieux au fil des lunes.

Mais, sincèrement, y’a des jours où j’ai encore juste le goût de hurler, un peu, mais hurler quand même. Pis je me dis, que j’ai le droit de me sentir de même. Alors, je sors la boîte de kleenex. Tu me manques.

Coupable

Je ressens cette culpabilité, genre, imposteur. Les gens, ma famille, mes amies qui ont perdu leur père ou leur mère, ils font comment ? Je sais que nos amies sont des membres de notre famille, tu es une sœur que j’ai choisie d’avoir dans ma vie. D’autant plus que j’en avais pas. France non plus. Pis toi non plus. Nous avions ce point en commun. Mais, je me dis que je devrais pas avoir plus de peine que mon amoureux qui a perdu son papa. Je sais que c’est absurde comme pensée, mais je me sens imposteur pareil !

Je prends également conscience que non seulement, nous étions des amies, nous nous sommes choisies. Que tu as fait partie de ma libération, tu m’as montré le chemin, de me sortir de ce carcan qui m’empêchait de rire et de voir la vie avec de meilleures perspectives. De m’accepter, de me foutre de ce que les autres pouvaient bien penser de notre gang.

J’ai encore du chemin à faire pour l’acceptation. Quand j’ai des doutes, je repense à tes yeux si bleus et ça me donne le courage, la force de poursuivre mais surtout, de sourire.

Encore de nombreuses lunes passeront. D’ici là, tu vivras en nous, et ce, pour toujours. Tu me manques.

Renée L’Abbé
4 février 2022

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Réflexion https://reneelabbe.ca/2021/11/01/reflexion/ Mon, 01 Nov 2021 15:49:19 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=1 Petite réflexion sur la perte d’un être cher Depuis la transition de ma grande amie vers l’autre monde, je me questionne énormément à propos de ma réaction. La réflexion étant surtout, pourquoi est-ce que je ne tourne pas la page ? Mise en contexte Je suis une personne avec une

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Petite réflexion sur la perte d’un être cher

Depuis la transition de ma grande amie vers l’autre monde, je me questionne énormément à propos de ma réaction. La réflexion étant surtout, pourquoi est-ce que je ne tourne pas la page ?

Mise en contexte

Je suis une personne avec une grande ouverture d’esprit. Je crois que la vie ne cesse pas avec la mort. Il y a de la vie après notre vie. Elle ne fait que se transformer d’état. Lors d’une activité pendant mon adolescence, j’ai failli me noyer. J’ai senti quelque chose, perçu différemment la vie.

Discussion

J’ai eu de belles discussions avec mon amie. Elle n’a eu que 5 semaines pour se préparer à ce qui lui arrivait. Nous avons été propulsées toute la gang. Mais, plus d’une fois, je suis tombée de ma chaise. Elle était d’un calme incroyable. Une phrase qu’elle nous a dit :

Je préfère passer mes derniers moments en paix et avoir une belle énergie autour de moi, que ce soit léger au lieu de pleurer ou être en colère et que ce soit lourd pour moi et pour les autres.

Nancy

Cette phrase démontre son caractère, elle était un pilier pour tout le monde. Nous avons également parlé de la mort, et l’après mort. Elle disait qu’elle rentrait à la maison. Elle était fatiguée, elle a vécu une vie remplie d’épreuves et il était temps pour elle de passer à autre chose.

Malgré tout

Pourtant, malgré toutes nos conversations, nos derniers moments passés ensemble, je peine à laisser aller. J’ai même poussé ma réflexion si je ne ressentais pas de la peur. Peur de ne pas avoir été à la hauteur, peur de décevoir, peur d’être imposteur. Pourquoi la peur ? Je crois parce que je nage en terrain inconnu.

Mon amie Nancy est ma première perte de mon âge aussi proche de moi. Notre amitié date de plus de 35 ans ! J’étais persuadée que nous serions ensemble lorsque nous serions vieilles. Mais non !

L’irréel

Son départ me semble tellement irréel, j’ai l’impression que dans pas long, je vais recevoir un texto me disant : «Bonjour Pinut». Elle m’appelait ainsi. Parfois, je passe près de sa maison et je me dis, heille, je pourrais bien aller voir… et là, ça me frappe en pleine face. Elle est partie.

N’étant pas habitué de côtoyer la mort d’aussi proche, je suis en train d’apprivoiser cette impression d’impuissance. Ne pas pouvoir rien faire pour changer le cours des choses, de la vie.

On perçoit la mort différemment. Nous aimons autant les personnes disparues, leur perte nous afflige autant l’une que l’autre. Alors, une personne malade, c’est une délivrance et si elle est âgée, elle a vécu ce qu’elle devait vivre. Une autre souffrant du même type de maladie mais qui n’a que 50 ans, c’est une délivrance mais elle est partie bien trop tôt !

Le temps alloué

Je crois que c’est surtout le temps que l’on se croit alloué avec cette personne qui nous mets dans une torpeur. Quand t’as 85 ans, il t’en reste moins que ce que tu as vécu. Et, comme mon amie, qui n’avait que 51 ans tout frais de 2 jours, on s’imaginait encore pour les 30-40 prochaines années à se voir, à rire, à vieillir ensemble. Mais là, elle ne sera plus à aucun des prochains rendez-vous.

C’est aussi la perte de tout ce qui aurait été possible. Que ce soit avec mon amie ou mon beau-papa. Plein d’événements se présentent et se présenteront encore où leur absence brillera un peu sombrement.

Elle est là

Plein de gens autour de moi me disent : «tu sais, Renée, qu’elle est toujours là avec nous». Oui, je le sais. Évidemment, je vois les âmes qui se promènent autour de nous, qui nous rendent visite. Mais, y’aura toujours un mais.

Pour la voir, je dois absolument augmenter ma fréquence vibratoire et ma réflexion étant, je dois passer par-dessus ma peine.. mais tout d’abord, l’accepter. Puis, laisser aller.

Pour moi, la façon pour y parvenir est d’évacuer, en parler et bien sûr, écrire. Ça me permet de prendre du recul et de comprendre comment je me sens réellement par rapport à sa disparition physique.

Amie pour toujours.

Renée L’Abbé
12 novembre 2021

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Impuissance https://reneelabbe.ca/2016/04/28/impuissance/ Thu, 28 Apr 2016 19:38:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=553 Je suis entrée dans ta chambre.  Ce fut le choc.  Toi couché sur ton lit, cette impuissance.  Le chat qui passe entre mes pattes. L’odeur de la cigarette m’a prise par surprise.  Je ne pensais pas que tu fumais encore et puis, après hein ? Qu’est-ce que ça peut ben

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Je suis entrée dans ta chambre.  Ce fut le choc.  Toi couché sur ton lit, cette impuissance.  Le chat qui passe entre mes pattes. L’odeur de la cigarette m’a prise par surprise.  Je ne pensais pas que tu fumais encore et puis, après hein ? Qu’est-ce que ça peut ben me cawlisser ?

Ta voix n’a pas changé.  Douce, calme.  Ton regard toujours aussi intense.

J’aurais aimé te serrer dans mes bras, te donner de mon énergie.  Vraiment.  T’entourer de tendresse.  Mais non, la chimio est un bouclier.  Évitez les contacts au cas où on transporterait des microbes.  On n’ira pas en ajouter en plus hein ?  Je suis donc restée sagement au pied du lit.  Me sentais loin.  Trop grande.  Puis, tu m’as invité à m’asseoir sur le banc près de ton lit.  Ce que je fais parce que, je voulais être près de toi.  Être moins grande.

C’est fou les pensées et souvenirs qui nous traversent en un instant de rencontre comme ça.  Je te revois toute petite avec tes yeux si clairs et tes cheveux blonds bouclés.  Tu te rappelles quand je vous gardais, toi et tes sœurs, et que je disais : si vous êtes tannantes, je vous mets dans le congel !

Je me rappelle également la fois que je vous avais montré ma cicatrice dans le dos, la marque du cancer.  Je me rappelle vous avoir dit que j’espérais de tout cœur que vous soyez épargnées, toi et tes sœurs.  Faut croire que l’univers était en pause syndicale quand j’ai fait ce souhait.  Maudit bordel.  Maudit cancer.

Tu me parles sereinement quand tout à coup, l’émotion te gagne.  Je la vois dans tes yeux.  Je vois ça grandir, tes yeux se mouillent et tu me dis : Renée, j’ai si peur !  Toute cette impuissance en moi.

J’ai entendu ton hurlement intérieur.  C’est aussi la raison pour laquelle je suis restée calme, que je t’ai parlé d’une voix que je voulais réconfortante.  Ce que je veux surtout te dire, c’est que.  Malgré cette peur, tu as juste plus conscience qu’un jour, nous mourrons.  Tu en es plus consciente à cause de la maladie qui te secoue actuellement.  Comme je te disais, nous sommes tous à la merci de la fatalité, nous en avons moins conscience, nous mettons ça en veille, en arrière-plan de notre quotidien. 

Je comprends aussi ta détresse, ton et notre impuissance. Et, je comprends aussi si des fois, t’as juste le goût de nous envoyer chier, nous, ou le monde.  Je comprends aussi que des jours, t’as le goût de laisser tomber la serviette.  Et que la seconde d’après, tu te secoues les puces pour te remonter le courage du fond de la cave jusqu’aux épaules.

Autre chose que je veux que tu saches, c’est même très important.  Si, je dis bien si, un jour, tu décides de laisser tomber la serviette pour vrai, et bien, je vais respecter ta décision.  Ce n’est pas parce qu’un jour je t’ai dit de te battre que je ne peux pas comprendre.  Je veux que tu saches que je t’aime et que, ce que tu choisis, tu le fais pour toi.

Je ne peux pas dire que je ne pleure pas ce soir parce que oui, je pleure beaucoup.  En fait, mon cœur saigne.  Je suis triste que la vie te fasse subir cette épreuve si désagréable, encore cette impuissance.  Honnêtement, je suis fâchée, complètement déboussolée.  Ne t’inquiète pas pour moi, je me remets sur mes pieds, c’est rien.  Je veux que tu te préoccupes de toi, prends soin de toi et peu importe ce qui arrivera.

Moi, je continue à espérer le meilleur pour toi.  Parce que, la première fois que je t’ai vu, toi et tes sœurs et bien, vous avez ouvert la porte de mon cœur et y êtes entrées, pour la vie.

Je t’aime petite.

Renée L’Abbé
28 avril 2016

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Questions que je me demande https://reneelabbe.ca/2016/02/28/questions-que-je-me-demande/ Sun, 28 Feb 2016 19:34:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=543 Y’a des journées où je me pose des questions.  Questions existentielles.  Pourquoi courons-nous tous comme ça? Et, pourquoi à tout prix prendre des vacances dans le sud ? Pourquoi vouloir faire partie d’un club ? Et oui, pourquoi ? Qu’est-ce que ça rime de tout faire ça ? Pas l’esprit

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Y’a des journées où je me pose des questions.  Questions existentielles.  Pourquoi courons-nous tous comme ça? Et, pourquoi à tout prix prendre des vacances dans le sud ? Pourquoi vouloir faire partie d’un club ? Et oui, pourquoi ? Qu’est-ce que ça rime de tout faire ça ?

Pas l’esprit clair

Je vous vois déjà me dire que je suis probablement fatiguée.  Oui.  Fatiguée de vouloir que tout soit parfait, que tout se passe bien, que tout soit comme les autres.  Avoir une maison, une voiture, un chat, une famille.  Pourquoi vouloir à tout prix tout ceci ?

Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas pour devenir moine pour si tôt mais. Qu’est-ce qui fait que nous voulons embarquer dans ce système qui ne reflète même pas majoritairement nos valeurs ?  Pourquoi faire attention à ceux qui sont contre nous ? Pour quelles raisons je continuerais à discuter avec des gens qui se foutent royalement que les animaux soient maltraités ou non ? Ils le veulent leur col de fourrure, ils la veulent leur photo avec le dauphin, l’éléphant ou le lion.  Serais-je ouverte à ceux qui se ferment à moi à cause de ma croyance et le fait que je sois une femme ?

Le beurre et l’argent du beurre

Nous voulons ce qui a de meilleur pour nos descendants.  Et si le meilleur n’était pas ce qu’on pense ?  Voyez-vous, et si le meilleur était d’arrêter, tout simplement, ce qui se passe.  Comment fait-on pour tout arrêter ? J’imagine que nous devons s’attaquer à un problème à la fois.  Chaque petit geste compte mais parfois, je me demande sérieusement si nous ne devrions pas faire plus de bruit.

Nous mettons un gouvernement au pouvoir pour 4 ans, on peut rien y faire.  Et si, justement, on décidait autrement ? Faudrait peut-être tout remettre en question avec des questions ? Comment pourrions-nous le faire ?

S’unir

Je me rappelle que ma mère a toujours dit : l’union fait la force, peu importe la tempête que nous traversons.  Nous avons plus de chance de réussir en étant nous.

Alors, si vous trouvez une gang un peu fêlée qui pensent comme moi et ne sont pas dans une secte de fou, ben dites-le moi.  Au moins, je me sentirai moins seule, moins déphasée, moins dans le décadrage de la photo.

Renée L’Abbé
28 février 2016

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Être la belle ou le beau https://reneelabbe.ca/2015/12/30/belle-ou-le-beau/ https://reneelabbe.ca/2015/12/30/belle-ou-le-beau/#respond Wed, 30 Dec 2015 19:27:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=523 Pas toujours facile hein d’être la belle ou le beau ? Quand tu es celui ou celle qui est parachuté dans une famille qui a vécu une explosion nucléaire.  Quand tu arrives et que tout le monde existe déjà, a déjà un bon bout de chemin de fait.   Certainement pas

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Pas toujours facile hein d’être la belle ou le beau ? Quand tu es celui ou celle qui est parachuté dans une famille qui a vécu une explosion nucléaire.  Quand tu arrives et que tout le monde existe déjà, a déjà un bon bout de chemin de fait.   Certainement pas plus facile pour ceux qui vivent dans cette famille d’accueillir le beau ou la belle avec son vécu et sa façon de faire.

Moi, je suis celle parachutée.  L’atterrissage a bien été, en douceur et bien accueilli.  Où ça se corse, personnellement, c’est qu’on pense que tu te dois être toujours gentille, drôle, compréhensive.  Avec l’arrivée de la fameuse ménopause, on s’entend que je dois combattre mes démons intérieurs, tsé, ceux aussi pire que dans mes cauchemars.

Tu te dois être belle ou le beau parce que, les autres ne doivent pas te voir quand tu ne vas pas bien.   On veut protéger.  Mais en fait, on protège quoi et qui réellement ?  J’ai l’impression de renvoyer l’image d’une tueuse en série.  Pourtant, je pleure quand je frappe un oiseau en auto.

Éclatement ou non

Ma réflexion m’amène à me dire que si la famille n’avait pas éclatée, la maman serait resté parmi eux, elle aurait, elle aussi, vécut des moments tristes, moins le fun et ça aurait été correct pour la famille, tout le monde comprendrait.  Mais moi, parachutée, la mésadaptée, ça passe pas.  Pourquoi ?

Je crois que c’est un instinct de survie pour ceux qui se reconstruisent, au cas où je ne resterais pas tout le temps.  Les membres de la famille vont restés, c’est pas mal garanti mais moi, aucune garantie, elle est échue après 3 mois qu’on dit.

Quand tu as de la difficulté à vivre avec le rejet ben tu te sens comme une excluse.  Celle qui semble être de trop, qui va passer après les autres.  Par protection.  Aucun doute sur la sincérité des sentiments des autres, oh non aucun doute.  Juste que, de toujours de retrouver en fin de course ben tu dis que té peut-être mieux de faire un marathon seule.  Et juste à cette pensée, ben tu brailles ta vie.  Tu es prise en le choix d’être toi-même et d’être la belle ou le beau.  Disons juste que la bête rugit.

Renée L’Abbé
30 décembre 2015

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Bonheur, bien-être et petits cailloux https://reneelabbe.ca/2013/07/17/bonheur-bien-etre-et-petits-cailloux/ Wed, 17 Jul 2013 19:12:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=484 Je respire à fond.  Je savoure l’instant que je vis.  Mes sens sont au diapason.  Toute l’émotion ressentie est la même de part et d’autres.   Je souris.  Je suis bien. Cet état de complète béatitude me donne un nouveau regard sur la vie, sur ma vie.  Toutes ces épreuves traversées

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Je respire à fond.  Je savoure l’instant que je vis.  Mes sens sont au diapason.  Toute l’émotion ressentie est la même de part et d’autres.   Je souris.  Je suis bien.

Cet état de complète béatitude me donne un nouveau regard sur la vie, sur ma vie.  Toutes ces épreuves traversées avec brio ou non m’ont amené à ce que je suis, où ce que je suis, là, maintenant.

Je réalise cette chance, la providence même que la vie a déposé sur mon chemin, parfois petite mais parfois immense.  Je prends soudainement conscience que certaines difficultés de ma vie ont été semblables à de petits cailloux.  Vous savez, celui que l’on retrouve dans nos souliers qui parfois, sont difficiles à supporter. 

Malgré la grosseur des montagnes franchies, une fois traversée, elles étaient définitivement partie de mon passé, contrairement aux petits cailloux.  Comme ceux de nos souliers, il faut prendre le temps de s’arrêter pour les enlever, en finir définitivement et ce, non sans effort.

Un peu plus que

Je n’ai pas trouvé que des cailloux ou des montagnes périlleuses sur mon chemin, non.  J’y ai découvert des beautés parfois évidentes et d’autres non.  Une main tendue.  Un sourire.  Un coucher de soleil.  La rosée du matin.  Le chant d’un oiseau.  Le regard d’un bébé tout neuf, encore sur la garantie.  L’intelligence.  La force et la détermination d’être soi-même.  Avoir le choix, dire oui ou non.  Renaître.  Se reconstruire.  Découvrir des habiletés insoupçonnées. Croire,  y avoir le droit.  Avoir droit à.  Être à l’écoute des autres mais également de soi. Prendre soin de mon moi, de mon corps, de mon âme.

La liste est si longue et merveilleuse.  La question que je me pose est : pourquoi suis-je en mesure de voir toutes ces choses ?  Ma confiance en moi, en ce que je suis en tant qu’être, en ce que je suis en mesure d’accomplir ?

Présentement, j’ai atteint un niveau de satisfaction et de confiance en ma vie qui me donne cette sensation de bien-être un peu enfantin.  Est-ce ça la définition du bonheur ?  Être bien avec soi-même, avec ce que je fais, je suis et je veux ?  Et ce, malgré les lacunes notées dans les différentes sphères de ma vie, comment se fait-il que je sois si bien ?  Ai-je atteint un point de lâcher prise qui me permet de tout savourer et croquer à belle dent ?

Je ne le sais pas.  Mais l’important pour moi, que je sois bien et heureuse mais surtout, de maintenir et me souvenir de cet état lorsque je rencontrerai une montagne ou simplement un petit caillou.

Renée L’Abbé
17 juillet 2013

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Étranger https://reneelabbe.ca/2012/05/29/etranger/ Tue, 29 May 2012 19:26:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=519 Sans le savoir, je te sentais. Baisse d’énergie. Inconfort. Malaise. Trouble. Tu es un étranger, indésirable. Hors de ma vie, tu dois partir, m’abandonner. Non sans douleur. Non sans peur. La façon dont tu me quitteras n’est pas rassurante mais, ni si inquiétante. J’ai confiance en ceux qui prendront soin

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Sans le savoir, je te sentais. Baisse d’énergie. Inconfort. Malaise. Trouble. Tu es un étranger, indésirable.

Hors de ma vie, tu dois partir, m’abandonner.

Non sans douleur. Non sans peur.

La façon dont tu me quitteras n’est pas rassurante mais, ni si inquiétante.

J’ai confiance en ceux qui prendront soin de moi.

Confiance en leur compétence, en leur empathie.  Être entre de bonnes mains.

J’ai déjà combattu un de tes semblables et je sais que la victoire est à portée de main.

Tu dois mourir.  Aucune pitié pour toi.

La guerre, c’est la guerre.

L’inquiétude est le jour d’après.  Non, au fait que tu seras désormais et définitivement absent, ni en mon rétablissement.  Mais, à cause du système.  À cause de ma survie.

L’après.  La convalescence.  Être sans revenu, à la merci.

Inquiétude vive puisque je suis la seule à subvenir à ma vie présentement.

Seule, à payer le train-train quotidien. La maison et tous les frais afférents.

Seule, à supporter ce fardeau.

J’aurai du support : de mes proches, de mes ami(e)s, de mes collègues.

Un jour à la fois.

D’ici là, je suis en mode préparation.

Penser à tout ce qui pourrait arriver pendant mon arrêt, arrêt dans le temps, pour reprendre des forces et sortir nouvelle et forte.

Nonobstant ma survie sociétaire, je ne serai pas seule.

Je serai bien entourée : en geste, en présence et en pensée. Sans toi, étranger.

Un jour à la fois, un pas à la fois vers la victoire : la santé.

Renée L’Abbé
29 mai 2012

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