peine Archives - renee.labbe https://reneelabbe.ca/tag/peine/ bien plus que des mots Mon, 03 Feb 2025 20:54:35 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.2 https://i0.wp.com/reneelabbe.ca/wp-content/uploads/2021/11/cropped-logo-web-rl-1.png?fit=32%2C32&ssl=1 peine Archives - renee.labbe https://reneelabbe.ca/tag/peine/ 32 32 214803066 Des lunes depuis que https://reneelabbe.ca/2022/02/05/lunes/ Sat, 05 Feb 2022 03:27:24 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=384 Il me semble ce soir, que ça fait des lunes que tu nous as quitté. Dans quelques heures, ça va faire exactement 6 mois que tu as relâché ton dernier souffle. Le mien est court, saccadé par ses larmes qui menacent de jaillir. Encore. Six mois ! Et, en même

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Il me semble ce soir, que ça fait des lunes que tu nous as quitté. Dans quelques heures, ça va faire exactement 6 mois que tu as relâché ton dernier souffle.

Le mien est court, saccadé par ses larmes qui menacent de jaillir. Encore.

Six mois ! Et, en même temps, j’ai l’impression que c’était hier soir.

C’est étrange, de me dire que, il y a à peine moins de 10 mois, nous n’avions aucune idée de ce qui allait se passer. Chu triste. J’ai déjeuné avec France ce matin, nous avons parlé de toi, des tiens et de ta petite-fille. On a eu toutes les deux les yeux pas mal mouillés, on est rendues braillardes, que veux-tu ?

Aujourd’hui

J’ai vu la douleur dans les yeux de France, j’imagine qu’elle a vu la même chose dans les miens. On évitait de trop se regarder et on ouvrait les yeux grands.. pour laisser plus d’espace entre les paupières.

On a vu bien des lunes passer depuis nos premières rencontres. Parlant de lune, je me souviens d’une petite invocation que nous faisions pour connaître notre futur amoureux : «Belle lune, jolie lune, dis-moi dans mon sommeil ce que je verrai à mon réveil.» Fallait le dire 3 fois en regardant la lune par la fenêtre, puis se coucher sans regarder notre lit.

J’avoue que j’étais craintive de manquer mon lit à reculons. J’ai essayé maintes fois et, considérant que je dors comme une marmotte depuis toujours, je me souvenais jamais de mes rêves.

Nous ressentons de la tristesse mais pas comme avant, elle n’est plus accompagnée de cette douleur sourde que l’on ressent au centre de notre poitrine. Tsé, ce poing qui coupe le souffle. Ou encore, de ce noeud dans la gorge qui, probablement parce que l’on retenait nos larmes mais également, nos hurlements.

Hurler !?

Oh que oui, ce matin du 5 août 2021, j’ai hurlé comme une folle devant mon ordinateur en voyant la nouvelle. Hurler à plein poumon. J’ai même oublié de m’excuser auprès de mes voisines, mon dieu, elles doivent avoir restées bêtes !! La douleur était trop immense dans mon corps, fallait absolument que ça sorte. Rapidement, les sanglots se sont entremêlés chevauchant le mot NON à répétition. J’en avais mal à la gorge et malgré cela, je poursuivais ma litanie.

Et pourtant, je sais très bien que pour toi, c’était enfin une délivrance. Quitter ce corps qui te faisait souffrir à un point tel, même, inimaginable. Tu me manques. Je n’ai pas encore le courage d’effacer ta fiche contact dans mon téléphone. J’ai l’impression que si je le fais, c’est comme si je t’effaçais de ma vie. Je me doute bien que c’est complètement ridicule cette idée mais, je n’ose pas prendre la chance. J’ai une peur si grande, celle de t’oublier !! Ça ferait de moi une moins bonne amie hein ?

Ta marque

Pourtant, tu as laissé ta marque sur nous à tout jamais. Il y a des mots, des expressions comme «Arrête, tu m’fais honte» qui nous catapultent vers toi, sans crier gare. Je peux dire que tu nous paies toute une «ride». Une conversation qui ne cesse de me revenir, lors de notre dernier souper, tsé celui pour ma fête en mars mais qu’on a pu se voir qu’en juin ? Nous parlions de nos parents, la maman de France dont la santé se dégrade, ta maman, ta grand-mère. Tu nous as demandé à brûle pourpoint : «Vous n’avez pas peur les filles de vieillir ? De perdre vos capacités, de rider pis toute ?» Ça m’avait même pas effleuré l’esprit. Toi, tu voulais pas vieillir de même. Et je me pose toujours cette question, le savais-tu que tu allais partir aussi jeune ?

Tu te rappelles, quand nous étions ados comment les vieilles t’exaspéraient ? Moi et France, on rigolait beaucoup avec ça mais, dans le fond, le savais-tu que tu ne serais pas toujours avec nous ? Que tu ne deviendrais pas vieille ? Sûrement pas, mais, je me pose tout de même cette question.

Maintenant, je suis capable de penser à toi sans trop pleurer. Sauf aujourd’hui, si je veux être ben honnête. J’ai cette espèce de tristesse en moi, quand je tombe sur un message de toi, une photo. Tes yeux si bleus qui pouvaient se fâcher, je n’avais jamais vu des yeux pâles qui pouvaient faire peur. Habituellement, ce sont les yeux bruns qui font peur, mais les tiens, ouf !

Ça fait des lunes déjà que tu n’es qu’énergie, j’ai tant de questions encore. On va être dues pour une bonne jasette nous trois dans des milliers de lunes hein ?

Malgré tout

J’aimerais bien pouvoir prendre un café avec toi et France ou encore, se payer une bonne bouffe au Moulin. Et non, nous n’y sommes pas retournées encore. Nous préférons aller déjeuner, par peur de sentir ton absence et de pleurer à chaudes larmes. On traumatiserait sûrement Jonathan !

Y’a pas de recette magique pour faire partir ces sentiments. On me dit que je dois accueillir, que c’est plus facile d’accueillir que d’accepter. J’ose espérer que l’acceptation viendra en temps et lieux au fil des lunes.

Mais, sincèrement, y’a des jours où j’ai encore juste le goût de hurler, un peu, mais hurler quand même. Pis je me dis, que j’ai le droit de me sentir de même. Alors, je sors la boîte de kleenex. Tu me manques.

Coupable

Je ressens cette culpabilité, genre, imposteur. Les gens, ma famille, mes amies qui ont perdu leur père ou leur mère, ils font comment ? Je sais que nos amies sont des membres de notre famille, tu es une sœur que j’ai choisie d’avoir dans ma vie. D’autant plus que j’en avais pas. France non plus. Pis toi non plus. Nous avions ce point en commun. Mais, je me dis que je devrais pas avoir plus de peine que mon amoureux qui a perdu son papa. Je sais que c’est absurde comme pensée, mais je me sens imposteur pareil !

Je prends également conscience que non seulement, nous étions des amies, nous nous sommes choisies. Que tu as fait partie de ma libération, tu m’as montré le chemin, de me sortir de ce carcan qui m’empêchait de rire et de voir la vie avec de meilleures perspectives. De m’accepter, de me foutre de ce que les autres pouvaient bien penser de notre gang.

J’ai encore du chemin à faire pour l’acceptation. Quand j’ai des doutes, je repense à tes yeux si bleus et ça me donne le courage, la force de poursuivre mais surtout, de sourire.

Encore de nombreuses lunes passeront. D’ici là, tu vivras en nous, et ce, pour toujours. Tu me manques.

Renée L’Abbé
4 février 2022

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Réflexion https://reneelabbe.ca/2021/11/01/reflexion/ Mon, 01 Nov 2021 15:49:19 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=1 Petite réflexion sur la perte d’un être cher Depuis la transition de ma grande amie vers l’autre monde, je me questionne énormément à propos de ma réaction. La réflexion étant surtout, pourquoi est-ce que je ne tourne pas la page ? Mise en contexte Je suis une personne avec une

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Petite réflexion sur la perte d’un être cher

Depuis la transition de ma grande amie vers l’autre monde, je me questionne énormément à propos de ma réaction. La réflexion étant surtout, pourquoi est-ce que je ne tourne pas la page ?

Mise en contexte

Je suis une personne avec une grande ouverture d’esprit. Je crois que la vie ne cesse pas avec la mort. Il y a de la vie après notre vie. Elle ne fait que se transformer d’état. Lors d’une activité pendant mon adolescence, j’ai failli me noyer. J’ai senti quelque chose, perçu différemment la vie.

Discussion

J’ai eu de belles discussions avec mon amie. Elle n’a eu que 5 semaines pour se préparer à ce qui lui arrivait. Nous avons été propulsées toute la gang. Mais, plus d’une fois, je suis tombée de ma chaise. Elle était d’un calme incroyable. Une phrase qu’elle nous a dit :

Je préfère passer mes derniers moments en paix et avoir une belle énergie autour de moi, que ce soit léger au lieu de pleurer ou être en colère et que ce soit lourd pour moi et pour les autres.

Nancy

Cette phrase démontre son caractère, elle était un pilier pour tout le monde. Nous avons également parlé de la mort, et l’après mort. Elle disait qu’elle rentrait à la maison. Elle était fatiguée, elle a vécu une vie remplie d’épreuves et il était temps pour elle de passer à autre chose.

Malgré tout

Pourtant, malgré toutes nos conversations, nos derniers moments passés ensemble, je peine à laisser aller. J’ai même poussé ma réflexion si je ne ressentais pas de la peur. Peur de ne pas avoir été à la hauteur, peur de décevoir, peur d’être imposteur. Pourquoi la peur ? Je crois parce que je nage en terrain inconnu.

Mon amie Nancy est ma première perte de mon âge aussi proche de moi. Notre amitié date de plus de 35 ans ! J’étais persuadée que nous serions ensemble lorsque nous serions vieilles. Mais non !

L’irréel

Son départ me semble tellement irréel, j’ai l’impression que dans pas long, je vais recevoir un texto me disant : «Bonjour Pinut». Elle m’appelait ainsi. Parfois, je passe près de sa maison et je me dis, heille, je pourrais bien aller voir… et là, ça me frappe en pleine face. Elle est partie.

N’étant pas habitué de côtoyer la mort d’aussi proche, je suis en train d’apprivoiser cette impression d’impuissance. Ne pas pouvoir rien faire pour changer le cours des choses, de la vie.

On perçoit la mort différemment. Nous aimons autant les personnes disparues, leur perte nous afflige autant l’une que l’autre. Alors, une personne malade, c’est une délivrance et si elle est âgée, elle a vécu ce qu’elle devait vivre. Une autre souffrant du même type de maladie mais qui n’a que 50 ans, c’est une délivrance mais elle est partie bien trop tôt !

Le temps alloué

Je crois que c’est surtout le temps que l’on se croit alloué avec cette personne qui nous mets dans une torpeur. Quand t’as 85 ans, il t’en reste moins que ce que tu as vécu. Et, comme mon amie, qui n’avait que 51 ans tout frais de 2 jours, on s’imaginait encore pour les 30-40 prochaines années à se voir, à rire, à vieillir ensemble. Mais là, elle ne sera plus à aucun des prochains rendez-vous.

C’est aussi la perte de tout ce qui aurait été possible. Que ce soit avec mon amie ou mon beau-papa. Plein d’événements se présentent et se présenteront encore où leur absence brillera un peu sombrement.

Elle est là

Plein de gens autour de moi me disent : «tu sais, Renée, qu’elle est toujours là avec nous». Oui, je le sais. Évidemment, je vois les âmes qui se promènent autour de nous, qui nous rendent visite. Mais, y’aura toujours un mais.

Pour la voir, je dois absolument augmenter ma fréquence vibratoire et ma réflexion étant, je dois passer par-dessus ma peine.. mais tout d’abord, l’accepter. Puis, laisser aller.

Pour moi, la façon pour y parvenir est d’évacuer, en parler et bien sûr, écrire. Ça me permet de prendre du recul et de comprendre comment je me sens réellement par rapport à sa disparition physique.

Amie pour toujours.

Renée L’Abbé
12 novembre 2021

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Impuissance https://reneelabbe.ca/2016/04/28/impuissance/ Thu, 28 Apr 2016 19:38:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=553 Je suis entrée dans ta chambre.  Ce fut le choc.  Toi couché sur ton lit, cette impuissance.  Le chat qui passe entre mes pattes. L’odeur de la cigarette m’a prise par surprise.  Je ne pensais pas que tu fumais encore et puis, après hein ? Qu’est-ce que ça peut ben

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Je suis entrée dans ta chambre.  Ce fut le choc.  Toi couché sur ton lit, cette impuissance.  Le chat qui passe entre mes pattes. L’odeur de la cigarette m’a prise par surprise.  Je ne pensais pas que tu fumais encore et puis, après hein ? Qu’est-ce que ça peut ben me cawlisser ?

Ta voix n’a pas changé.  Douce, calme.  Ton regard toujours aussi intense.

J’aurais aimé te serrer dans mes bras, te donner de mon énergie.  Vraiment.  T’entourer de tendresse.  Mais non, la chimio est un bouclier.  Évitez les contacts au cas où on transporterait des microbes.  On n’ira pas en ajouter en plus hein ?  Je suis donc restée sagement au pied du lit.  Me sentais loin.  Trop grande.  Puis, tu m’as invité à m’asseoir sur le banc près de ton lit.  Ce que je fais parce que, je voulais être près de toi.  Être moins grande.

C’est fou les pensées et souvenirs qui nous traversent en un instant de rencontre comme ça.  Je te revois toute petite avec tes yeux si clairs et tes cheveux blonds bouclés.  Tu te rappelles quand je vous gardais, toi et tes sœurs, et que je disais : si vous êtes tannantes, je vous mets dans le congel !

Je me rappelle également la fois que je vous avais montré ma cicatrice dans le dos, la marque du cancer.  Je me rappelle vous avoir dit que j’espérais de tout cœur que vous soyez épargnées, toi et tes sœurs.  Faut croire que l’univers était en pause syndicale quand j’ai fait ce souhait.  Maudit bordel.  Maudit cancer.

Tu me parles sereinement quand tout à coup, l’émotion te gagne.  Je la vois dans tes yeux.  Je vois ça grandir, tes yeux se mouillent et tu me dis : Renée, j’ai si peur !  Toute cette impuissance en moi.

J’ai entendu ton hurlement intérieur.  C’est aussi la raison pour laquelle je suis restée calme, que je t’ai parlé d’une voix que je voulais réconfortante.  Ce que je veux surtout te dire, c’est que.  Malgré cette peur, tu as juste plus conscience qu’un jour, nous mourrons.  Tu en es plus consciente à cause de la maladie qui te secoue actuellement.  Comme je te disais, nous sommes tous à la merci de la fatalité, nous en avons moins conscience, nous mettons ça en veille, en arrière-plan de notre quotidien. 

Je comprends aussi ta détresse, ton et notre impuissance. Et, je comprends aussi si des fois, t’as juste le goût de nous envoyer chier, nous, ou le monde.  Je comprends aussi que des jours, t’as le goût de laisser tomber la serviette.  Et que la seconde d’après, tu te secoues les puces pour te remonter le courage du fond de la cave jusqu’aux épaules.

Autre chose que je veux que tu saches, c’est même très important.  Si, je dis bien si, un jour, tu décides de laisser tomber la serviette pour vrai, et bien, je vais respecter ta décision.  Ce n’est pas parce qu’un jour je t’ai dit de te battre que je ne peux pas comprendre.  Je veux que tu saches que je t’aime et que, ce que tu choisis, tu le fais pour toi.

Je ne peux pas dire que je ne pleure pas ce soir parce que oui, je pleure beaucoup.  En fait, mon cœur saigne.  Je suis triste que la vie te fasse subir cette épreuve si désagréable, encore cette impuissance.  Honnêtement, je suis fâchée, complètement déboussolée.  Ne t’inquiète pas pour moi, je me remets sur mes pieds, c’est rien.  Je veux que tu te préoccupes de toi, prends soin de toi et peu importe ce qui arrivera.

Moi, je continue à espérer le meilleur pour toi.  Parce que, la première fois que je t’ai vu, toi et tes sœurs et bien, vous avez ouvert la porte de mon cœur et y êtes entrées, pour la vie.

Je t’aime petite.

Renée L’Abbé
28 avril 2016

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L’impuissance https://reneelabbe.ca/2014/01/23/l-impuissance/ Thu, 23 Jan 2014 19:32:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=539 Habituellement, je n’en crois pas mes yeux.  Le temps semble se suspendre indéfiniment pour ne pas dire, éternellement.  Devant mon impuissance, j’attends.  Je ne sais pas trop quoi, mais j’attends avec désespoir. Simplement, je me dis simplement que, ça ne se peut pas, secouant vigoureusement la tête en dénégation.  Je

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Habituellement, je n’en crois pas mes yeux.  Le temps semble se suspendre indéfiniment pour ne pas dire, éternellement.  Devant mon impuissance, j’attends.  Je ne sais pas trop quoi, mais j’attends avec désespoir.

Simplement, je me dis simplement que, ça ne se peut pas, secouant vigoureusement la tête en dénégation.  Je regarde le vide et je pose cette ma fameuse question, « comment? ».

Mon silence est absolu.  Je respire à peine, peur qu’un seul mot ne sorte de ma bouche.  Mes yeux s’emplissent de larmes contenues avec difficulté.  Un hurlement se forme au fond de moi et cherche désespérément la sortie.  J’en ai des hauts le cœur tellement que ces gestes ignobles dépassent ma compréhension du bien et du mal.

Justement, je ne dois pas très bien comprendre le mal.

Je crois en la bonté des êtres, quels qu’ils soient mais.  Parfois, je me demande bien où va cette humanité dépourvu de son sens, de sa base : la vie, son respect.

Je sais qu’au nom de n’importe quelle religion incluant celle de l’argent, des êtres sont prêts à se dépasser, dans leurs limites et celles établies par la nature elle-même et de son créateur, quel que soit son nom.

Je sens cette rage en moi.  Celle qui est primaire, des temps anciens.  Il me semble que je n’aurais qu’à formuler quelques mots, d’une langue morte, pour les faire danser sur mes lèvres et mettre un terme à toutes ses horreurs.  Mais, et heureusement pour ces hommes et femmes cruels, mon cerveau bloque.  On dirait qu’il manque un souvenir afin de préciser ses lettres magiques des temps où l’homme vivait en harmonie avec tous les êtres, tous égaux mais surtout, avec respect.

Je me questionne alors sur mon jugement envers eux, je leur offre une condamnation juste et sans appel en pensée.  Si seulement je pouvais me rappeler ces mots.  Face à leur impuissance, si seulement je pouvais permettre à tous ces êtres vivants la chance de dire : assez !

Avec vos armes et machines, vous pouvez tuer par milliers sans avoir peur d’être écorché.  Combattez d’égal à égal, un contre un.  Surtout, soyez donc respectueux envers cet animal qui donne sa vie pour vous permettre de poursuivre la vôtre.  Admire son sacrifice et louange-le.

Qui sait ?  Un jour, l’homme se retrouvera peut-être sur un autre échelon de la chaine alimentaire et à ce moment, il comprendra ses atrocités et ce qu’est, l’impuissance.

La nature est fort généreuse de nous offrir tous ses bienfaits pour nous permettre d’exister.  Mais, il faudrait peut-être réfléchir avant d’ambitionner sur le pain béni.  Un jour, il sera sec et amer sans eau pour se désaltérer.

Renée L’Abbé
23 janvier 2014

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Mort ou vie, entre deux https://reneelabbe.ca/2013/02/03/mort-ou-vie/ Sun, 03 Feb 2013 19:30:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=506 La mort.  Un sujet délicat mais qui nous touche tous, chacun d’entre nous un jour ou l’autre.  Nous préférons ne pas y penser, nous sommes jeunes.  Quand nous vieillissons, nous prenons nos précautions : testament, assurance-vie, dernières volontés. Certains ont peur de faire les documents officiels comme si, il incitait la

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La mort.  Un sujet délicat mais qui nous touche tous, chacun d’entre nous un jour ou l’autre.  Nous préférons ne pas y penser, nous sommes jeunes.  Quand nous vieillissons, nous prenons nos précautions : testament, assurance-vie, dernières volontés.

Certains ont peur de faire les documents officiels comme si, il incitait la mort à venir les visiter plus tôt que prévu.  J’ai eu un oncle de même.  Heureusement dans le malheur, il est tombé malade avant de mourir, ce qui lui a permis de préparer sa fin de vie.

Quand elle happe

Il y ceux qui meurt instantanément.  Un matin, ils sont là.  Puis, rien.  Ils nous prennent par surprise.  Pas le temps de dire : « ouf! ».  Aucune préparation pour ceux qui reste,  le cheminement du deuil débute au moment de la mort.

Et, il y a ceux qui, pendant de nombreux mois, combattent la maladie sous toutes ses formes, que ce soit le cancer ou une maladie dégénérative.  De nombreux combats s’étendent sur de nombreux mois, permettant ainsi pas seulement à leur entourage mais à eux également, d’apprivoiser la mort, doucement.  Dans leur cas, la mort est prévisible.  Mais en fait, elle l’est aussi pour nous, car c’est un des faits déterminés par la vie, nous mourrons tous, à notre heure.

Deuil

On croit que les gens qui soutiennent la personne souffrante destinée à mourir de débuter leur deuil.  Aucune idée si on peut dire que le deuil débute avant que la personne ne soit décédée.  Je dirais plutôt qu’on se fait à l’idée que la mort sera bientôt parmi nous.  Je ne crois pas que les gens axent leurs pensées sur la mort pendant que l’être cher est vivant.  Non.  Je crois qu’ils ont la chance, eux, de profiter de chaque moment passé en sa compagnie mais également la chance de pouvoir dire en geste ou en parole, l’amour ressenti envers cette personne contrairement à ceux qui disparaissent en un « ouf ».

Entre les deux

On se retrouve tout de même entre deux.  Entre deux sensations.  Envers le malade, celle du soulagement que l’être cher ne souffre plus et, la perte ou l’absence que cette personne laisse derrière elle.  Envers celui qui part sans crier gare, le soulagement de l’absence de souffrance, de maladie et, notre incapacité à lui dire ce que nous voulions lui dire.

La mort, que ce soit soudain ou par maladie, elle laissera les survivants avec une peine, une tristesse, une douleur que seul le temps adoucira.  Non, le temps n’efface pas l’absence de l’être cher, il la rend plus acceptable.

Le temps passe

Malgré le nombre d’année qui passe, il demeure toujours un petit pincement, au fond de notre poitrine, un serrement de gorge, des yeux plein d’eau quand vient le jour de l’anniversaire du défunt ou encore, lors de la célébration d’un événement important dont l’absence est plus présente.

Devons-nous apprivoiser la mort ? Je ne crois pas.  Nous traverserons la rivière, rendu au pont, pas avant.  Vivons le moment présent.  Profitons des êtres qui partagent nos vies, de près ou de loin.  Ceux pour qui, vous avez le goût de dire ô combien vous les aimez, dites-leur maintenant ! Que ce soit en paroles, en gestes ou en écrits, n’attendez pas qu’il soit « ouf » sinon, vous vivrez avec des « j’aurais donc dû » au fond de votre cœur et de vos souvenirs.

Alors, je tiens à vous dire que…. Je vous aime !

Renée L’Abbé
3 février 2013

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Naïve, avec un grand N https://reneelabbe.ca/2011/11/01/naive/ Tue, 01 Nov 2011 19:37:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=549 Vous savez, à un certain moment, je me suis dit que j’étais enfin prête à rencontrer quelqu’un.  J’avais fait le ménage dans mes pensées, dans ma vie et au plus profond de mon corps, mon cœur. J’oubliais au combien je suis naïve! Le fait que je sois prête, en tant

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Vous savez, à un certain moment, je me suis dit que j’étais enfin prête à rencontrer quelqu’un.  J’avais fait le ménage dans mes pensées, dans ma vie et au plus profond de mon corps, mon cœur. J’oubliais au combien je suis naïve!

Le fait que je sois prête, en tant que femme et en tant qu’être humain ne veut pas nécessairement dire que j’étais prête à affronter l’univers masculin.

Bilan de ce matin, l’homme et la femme n’ont pas la même perception de la vie ni des relations.  J’ai rencontré depuis le printemps, certains que virtuellement, quelques hommes avec tous une idée bien différente de ce qu’est une relation.  Jusque-là, je comprends.

Les hommes et leurs approches.  Ne vous inquiétez pas, je ne nommerai pas de nom.  Je voyais déjà certaines sueurs froides se pointer.  Les approches sont toutes différentes selon la personnalité, j’imagine, de chaque homme comme nous, les femmes.  Je ne juge pas. Mais, ma compréhension est bouleversée.  À la limite et avec du recul, je trouve que certaines approches semblent machiavéliques et… réchauffées… je suis tellement naïve.

Croire que

Mais ce dont je veux vous parler, c’est de ma naïveté !  Je réalise que je suis très naïve.  Et pas qu’en relation avec le sexe opposé mais avec la vie en général.  Dès qu’on me sert une explication, j’y crois sans me douter que peut-être…  Mais, ce matin, avec le recul, je me sens pas naïve mais « nouille », vraiment ! Je me fais servir des plats qui ont un goût amer en bouche.  Malheureusement, je suis dotée d’une mémoire phénoménale… imaginez votre plus gros disque dur… j’en contiens 2 de cette capacité…  alors, la nouille se sent un peu trop cuite.

Je suis une personne entièrement honnête qui dit tout ce qu’elle pense.  Mais, je réalise encore que, ce n’est pas donné à tout le monde d’être ainsi, à mon plus grand désarroi.

Ce qui me fait le plus mal, c’est mon imagination ! Oui ! Mon imagination qui me dit : « Heille la grande, tu viens de t’en faire passer une vite! » Ou, « il doit bien se bidonner à tes dépens ».  Mais encore, « il ne devait pas en croire ses oreilles de voir que tu gobais tout son charabia! ».  Ici, le « il » devrait être au pluriel de par sa répétition.

J’admets, je suis naïve avec beaucoup d’imagination.  Mais je suis dure également.  En premier lieu, avec moi.  Ensuite, viens le tour des autres.  Ma plus grande peur est, à force de rencontrer des gens qui se foutent de ma gueule, de devenir de pierre.  J’ai beau être une personne sensible qui croit que l’univers entier est bon, que je veux garder en moi cette étincelle de croyance, mais… de me sentir si naïve, si « nouille »… il suffit que de… deux ou trois fois ?…

Comment je me sens ? Lisez lentement, je vous demanderais bien de fermer les yeux…

Mais imaginez…

Un goût amer en bouche.

Ma gorge est serrée.

Mon cœur est gros. De me sentir bafouée dans ma naïveté.

J’ai froid.

Mes yeux sont tristes.

Aucun sourire.

Je me sens mal.

Mes yeux brillent… pas de mille feux… mais de mille larmes retenues pas un « je ne sais quoi »… ma vue se brouille…

Soupire.

Je déglutis.

Une larme glisse doucement le long de ma joue.

Déception.

Nouille.  Je le suis.  Tellement.

Jugement négatif

Honte ? Non mais…

Et là, j’appelle ça, « tomber en phase 2 ».  Mauvais signe.

Les sentiments de tristesse se transforment.

Rage ? Non ! Indifférence. Vide.

Dégoût. De… Moi ? Un peu, j’avoue, je me sens faible par ma naïveté.

Mais surtout, du reste incluant la vie en elle-même.

Maintenant, le pire.

Je le sens ! Je sens mon cœur se durcir.

Mes yeux sans éclat.  Déterminés.

Mes mâchoires se serrent férocement.

Suivant

Passer à un autre appel ?

Pas du tout ! La ligne est hors service.

Pour combien de temps ?

La question étant surtout, ai-je le goût d’être encore « nouille » ?

La réponse ? Pas vraiment.

Avant de servir une salade bien composée, assurez-vous que la destinataire soit en mesure de supporter l’assaisonnement !

Pour ma part, je vais attendre un autre service.

Pourquoi pas le dessert ou le café ?

Encore mieux ! Celui de la franchise ?

Renée L’Abbé
1er novembre 2011

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Ô loin https://reneelabbe.ca/2011/08/04/loin/ Thu, 04 Aug 2011 21:10:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=330 Ô loin Partir. La séparation de nos deux corps. Chaque minute qui passe m’éloigne de mon point de départ. M’éloigne de ce qui m’est le plus cher, à mon cœur, à mon âme, toi ! La distance s’installe, physique et géographique. La crainte, l’attente. Une douleur tolérable? Non ! Insoutenable.

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Ô loin

Partir. La séparation de nos deux corps.

Chaque minute qui passe m’éloigne de mon point de départ.

M’éloigne de ce qui m’est le plus cher, à mon cœur, à mon âme, toi !

La distance s’installe, physique et géographique.

La crainte, l’attente. Une douleur tolérable? Non ! Insoutenable.

Ma gorge nouée par les sanglots.  Mes mains dans le néant cherchant ton corps.

Me réveiller seule.

L’absence.  Le manque de ta présence.  Le vide.

Mes yeux te cherchent dans le moindre mouvement.

Je veux entendre ta voix, ton rire.  Te regarder. Te toucher.

Sentir ton regard se poser sur moi… se souder au mien… pour mieux s’unir.

Sentir ta main, douce caresse, qui prend la mienne, rassurante.

Je compte les jours qui nous séparent de ton arrivée prochaine.

Ma seule permission de projection dans le futur.  Il sera agréable.

Le désir et la fébrilité du prochain rendez-vous.

Mes yeux pleins de larmes, mon cœur serré se remet à battre…

J’ébauche enfin un sourire, à la simple pensée de nos retrouvailles…

Je te vois sur mon écran, j’entends ta voix.  Je suis heureuse.

Le soir, je ferme mes yeux et je peux sentir l’odeur merveilleuse de ta peau.

Mes rêves sont remplis de toi, et moi.

Bientôt tu seras dans mes bras !

Bientôt, toi et moi, seront réunis !

À mon plus grand bonheur, ces milliers de km seront anéantis.

Yeux dans les yeux.

Je t’embrasserai encore et encore pour combler le temps passé sans toi.

Passer du rêve, à la réalité.

Je suis ô loin, à l’autre bout du monde.

L’amour nous a unit… et cette distance, bientôt, sera vaincue.

Car, je serai à nouveau dans tes bras et, je te regarderai ouvrir tes yeux à chaque matin pour mieux t’aimer encore et à jamais… à jamais

Renée L’Abbé
4 août 2011

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Peine https://reneelabbe.ca/2011/01/25/peine/ https://reneelabbe.ca/2011/01/25/peine/#respond Tue, 25 Jan 2011 20:12:00 +0000 https://reneelabbe.ca/?p=216 Non, pas aujourd’hui… Je m’efforce aujourd’hui à vous sourire.  Mais, j’ai seulement le goût de pleurer. Vous m’avez parlé, regardé et pourtant, personne n’a vu ma peine à l’intérieur de moi.  Alors pourquoi ? Pourquoi ce serrement à l’intérieur de moi ? Et pourquoi ces larmes ne cessent-elles pas ce

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Non, pas aujourd’hui… Je m’efforce aujourd’hui à vous sourire.  Mais, j’ai seulement le goût de pleurer. Vous m’avez parlé, regardé et pourtant, personne n’a vu ma peine à l’intérieur de moi. 

Alors pourquoi ? Pourquoi ce serrement à l’intérieur de moi ? Et pourquoi ces larmes ne cessent-elles pas ce soir ? Je suis triste. Wow ! Méchante analyse ! Mais pourquoi ? Trop fatiguée ? Dépassée par certains événements ? Ou tout simplement, vouloir aller trop vite !

Nommer ce sentiment

Fatiguée ? Oui.  Mon corps a mal à l’intérieur. Maudite température.  Mais, j’ai l’impression, ce soir, d’avoir un immense trou noir à l’intérieur, juste vis-à-vis de ma gorge. C’est pas mon cœur ! Non, c’est quelque chose que je ne dis pas. Quoi ? J’entends pas bien ! Ça commence en chuchotant, puis, les sanglots éclatent, tellement forts que j’ai de la difficulté à respirer.  Je dois lâcher prise. Encore.  Je dois laisser aller cette sensation, laquelle ? J’en vois plus qu’une.  Colère ? Oui.  Peine ? Oui. Désolation ? Oui.

On dirait, ok, pas de « on dirait », parle avec le JE.  Je crois, que j’ai accumulé une multitude de plus ou moins grandes tristesses.  Je les prends et je les mets dans ma poche comme si de rien n’était, parce que je suis grande, je suis forte.  Mais pas ce soir.  Ma poche est percée, défoncée.  Je n’ai plus de place.

J’avoue avoir de la colère envers moi-même.  Oh oui ! Colère de juger, de ne pas comprendre.  Juger une amie qui est probablement, non sûrement désespérer d’être seule depuis plusieurs années.  De ne pas comprendre de mettre ses espoirs dans le concret.  D’être territoriale (n’ayez pas trop d’image sans connaître ma définition). Demander pardon à soi-même ? Gros devoir.

Ton enfant, mon amie

De ne pas comprendre comment fait cette maman qui m’explique « on the go » que son fils sera dépendant d’eux et que ce petit garçon de 6 ans que j’aime particulièrement, ne sera probablement jamais complètement autonome.  Probablement jugé par ses pairs et que la vie ne sera probablement pas tendre avec lui.  OUI, j’ai le cœur gros.  Je voudrais tellement changer la donne de la vie pour lui.  Ce petit homme que j’ai tenu dans mes bras avec à peine une semaine de vie ! Là, je suis en colère contre la vie. 

Les dés sont pipés d’avance pour lui et je ne comprends pas pourquoi.  Avec ses grands yeux verts qui te regardent comme si tu étais la personne la plus importante dans l’univers.  Je te trouve forte mon amie, de porter ce fardeau sur tes épaules, tu ne pèses pas 120 livres toute trempée mais tu as une force de caractère tellement incroyable.  Oui, tu as pleuré mais tu te relèves et tu fonces dans cette société afin de donner tout ce qu’il y a de meilleur pour ton fils.  Et tu n’as pas qu’un enfant mais cinq ! Chapeau !

Peut-être bien

Je sais, le précédent paragraphe contient beaucoup de « probablement ».  C’est également « probablement » pour cette raison qu’ils me font tant pleurer.  Je me transpose dans un futur possible et négatif.  Je sais.  Mais, pleurer me ramène à mon présent.  Me soulage. M’apaise.  Me calme enfin.

Je devrais peut-être jouer à la tortue et m’assurer de me rendre à destination.  Mais, le lièvre lui en profite pour s’amuser.  Une « torvre » ! Allez plus lentement mais en s’amusant.  La créativité revient.  C’est bon signe.

Laisser…

Je me sens comme un citron, pressée, fatiguée. Pourtant, la période d’impôts n’est pas encore commencée ! C’est sûrement mes SPM.  Ou, mes fins d’année au bureau.  Peut-être parce que j’ai ENFIN terminé d’écrire 2010.  Oui, je pleure beaucoup ce soir, mon écran danse.  Je vois le bon côté (encore), ça met de la vie dans mon ordi !  L’important, je vis le présent, mes sentiments et ma peine ne sont pas drôles mais je les vis, pour que demain soit une nouvelle journée remplie de belles choses, enfin je l’espère !

Maintenant que j’ai tout mis par écrit, j’espère pouvoir dormir. J’ai encore un tout petit quelque chose dans ma gorge.  Chose certaine, je vais avoir besoin d’un peu, beaucoup de « gel indulge » ce soir; c’est un gel servant à « dégonfler », à apaiser les yeux bouffis.

J’en prendrais bien une caisse !

Renée L’Abbé
25 janvier 2011

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