Reflexions

Quel âge ?


À compter de quel âge doit-on ?

La question que je pose sans cesse et que personne est en mesure de me répondre.

« C’est écrit où dans l’univers que l’on doit cesser de : »

  • se faire maquiller le visage pendant les festivals parce qu’on n’a pas 8 ans ?
  • glisser même si on n’a pas d’enfants ?
  • sauter dans les flaques d’eau ?
  • faire des grimaces ?
  • pleurer de peine ou de joie en public ?
  • sautiller ?
  • taper du pied quand on n’est pas frustré en disait : aaahhhhh ?
  • admirer un flocon de neige et ouvrir la bouche pour en manger tout plein ?
  • faire un ange dans la neige ?
  • de faire des châteaux de sable si on n’a pas d’enfant ?
  • taper des mains de bonheur sans avoir l’air innocent ?
  • chanter parce que les autres trouvent qu’on fausse ?
  • lire tard dans la nuit parce qu’on travaille le lendemain ?
  • se faire des accolades juste parce qu’on a le goût ?
  • … j’avais le goût d’écrire péter mais c’est ouvrir une trop grande porte !

Ce que je veux dire, pourquoi donnons-nous autant d’importance à ce que les gens pensent, ce que la société nous dicte de faire pour être comme la masse ?

Par exemple

Au festival à Québec, une petite fille se fait maquiller le visage, c’est vraiment beau !

Je suis en admiration.

La première réaction de mon conjoint (à l’époque) est de me dire immédiatement :

«C’est pour les enfants ! Ce n’est pas de ton âge ».

 J’avais encore RIEN dit (probablement que ma face oui) !

« C’est écrit où calvaire, dans l’univers, qu’on ne peut plus se faire maquiller le visage comme les enfants parce qu’on a 37 ans? ».

Peut-on défoncer ces  barrières ?

Ben justement, je me suis fait maquiller la moitié du visage avec un beau papillon. J’ai le droit moi aussi ! Ah, j’avoue, j’ai bien fait rire des gens, certains aimaient mon audace mais malheureusement (pour eux) d’autres étaient carrément méchants.  L’enfant en eux, où est-il ?

Soyez honnête, auriez-vous osé me tenir la main ?

Aucun regret !  Une seule vie à vivre et je vous garantis que personne ne pourra désormais m’empêcher de faire ce que j’ai le goût de faire parce que de un, ce que je fais, ne fais pas de mal à personne et de deux, c’est de ma vie dont je parle.  Téméraire ? À peine.  Audacieuse ? Oui, et fière de l’être.

Renée L’Abbé
6 janvier 2011